Résumé de la décision
La décision concerne une requête de la commune de Têche (Isère) visant à désigner un expert pour évaluer l'état d'un immeuble cadastré sous les n° 497 et 498, situé au chemin du Breton. L'expert, M. B C, a pour mission d'examiner l'immeuble, de dresser un constat des désordres éventuels, de vérifier s'il y a péril imminent et de proposer des mesures pour assurer la sécurité publique. L'ordonnance précise également les modalités de notification des opérations d'expertise et de dépôt du rapport, ainsi que la prise en charge des frais d'expertise.
Arguments pertinents
1. Désignation de l'expert : L'ordonnance souligne que la demande de la commune entre dans le cadre des dispositions législatives et réglementaires applicables, notamment l'article L. 511-9 du Code de la construction et de l'habitation, qui permet à l'autorité compétente de demander une expertise avant l'adoption d'un arrêté de mise en sécurité.
2. Urgence et sécurité publique : La décision met en avant l'importance de la sécurité publique, en précisant que l'expert doit informer d'urgence les parties concernées des opérations d'expertise et des mesures de sauvegarde à prendre sans délai. Cela reflète une préoccupation pour la protection des occupants et du voisinage.
3. Délai de rapport : L'expert est tenu de déposer son rapport dans un délai de cinq jours, ce qui témoigne de la nécessité d'une réponse rapide face à une situation potentiellement dangereuse.
Interprétations et citations légales
1. Article L. 511-9 du Code de la construction et de l'habitation : Cet article stipule que "préalablement à l'adoption de l'arrêté de mise en sécurité, l'autorité compétente peut demander à la juridiction administrative la désignation d'un expert". Cela souligne le rôle préventif de l'expertise dans la gestion des risques liés aux bâtiments.
2. Article R. 511-2 du Code de la construction et de l'habitation et Article R. 556-1 du Code de justice administrative : Ces articles précisent que la procédure de référé s'applique à la demande d'expertise, ce qui permet une réponse rapide et adaptée aux situations d'urgence.
3. Article R. 621-9 du Code de justice administrative : Cet article impose à l'expert de notifier les parties intéressées des conclusions de son rapport, garantissant ainsi la transparence et le droit à l'information des parties concernées.
4. Article R. 621-13 du Code de justice administrative : Il prévoit que les frais et honoraires de l'expert seront taxés par ordonnance, ce qui permet de clarifier la répartition des coûts liés à l'expertise.
En somme, la décision s'inscrit dans un cadre juridique clair visant à protéger la sécurité publique tout en respectant les droits des parties concernées. Les articles cités renforcent la légitimité de la démarche et la nécessité d'une intervention rapide en cas de péril.