Résumé de la décision
M. A B a déposé une requête le 7 juillet 2023 pour contester un arrêté du préfet de l'Isère, daté du 26 juin 2023, lui imposant une obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour pour un an. Le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, car elle a été enregistrée après l'expiration du délai de quarante-huit heures prévu pour contester une telle décision.
Arguments pertinents
1. Incompétence et délais de recours : Le tribunal a souligné que, selon l'article L. 614-6 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les requêtes contre une obligation de quitter le territoire sans délai doivent être déposées dans un délai de quarante-huit heures suivant la notification de l'arrêté. En l'espèce, l'arrêté a été notifié le 26 juin 2023 à 11 heures 45, et la requête a été enregistrée le 7 juillet 2023, soit bien après l'expiration de ce délai.
2. Irrecevabilité manifeste : Le tribunal a conclu que la requête était manifestement irrecevable, conformément à l'article R. 222-1 du Code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes qui ne respectent pas les délais de manière expresse.
Interprétations et citations légales
1. Délai de quarante-huit heures : L'article L. 614-6 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile stipule que "lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas assortie d'un délai de départ volontaire, le président du tribunal administratif peut être saisi dans le délai de quarante-huit heures suivant la notification de la mesure". Ce délai est strict et ne peut être prorogé, comme le précise l'article R. 776-5 du même code.
2. Caractère non prorogeable du délai : L'article R. 776-2 du Code de justice administrative précise que "la notification par voie administrative d'une obligation de quitter sans délai le territoire français fait courir un délai de quarante-huit heures pour contester cette obligation". Le tribunal a interprété ce délai comme étant "d'heure à heure", ce qui signifie qu'il doit être respecté de manière rigoureuse, sans possibilité de prolongation.
En conclusion, le tribunal a appliqué strictement les dispositions légales relatives aux délais de recours, ce qui a conduit à l'irrecevabilité de la requête de M. A B.