Résumé de la décision
Le 27 mars 2024, le juge des référés a rendu une ordonnance concernant une expertise ordonnée le 23 novembre 2023, relative à la prise en charge de M. A C au centre hospitalier de Roanne. Le docteur B D, expert désigné, a demandé d'étendre l'expertise au centre hospitalier de Villefranche-sur-Saône, où M. C a également reçu des soins, ainsi qu'aux docteurs Soisic Leloup-Jacques, Thomas Millot, et Abderrazak Merini. Le tribunal a accepté d'étendre l'expertise au centre hospitalier de Villefranche-sur-Saône, mais a rejeté la demande d'inclure les docteurs, considérant qu'aucune faute détachable du service n'était invoquée à leur encontre.
Arguments pertinents
1. Extension de l'expertise : Le tribunal a jugé pertinent d'étendre les opérations d'expertise au centre hospitalier de Villefranche-sur-Saône, en raison du fait que les soins en question y ont été réalisés. Cela est conforme à l'article R. 532-3 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d'étendre l'expertise à d'autres personnes si cela est justifié par les circonstances.
2. Rejet de la mise en cause des médecins : Concernant la demande d'inclure les docteurs Soisic Leloup-Jacques, Thomas Millot, et Abderrazak Merini, le tribunal a estimé qu'il n'était pas nécessaire de les mettre en cause personnellement dans les opérations d'expertise, car aucune faute détachable du service n'était invoquée. Cela souligne la distinction entre la responsabilité personnelle des agents publics et la responsabilité de l'administration.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 532-3 du code de justice administrative : Cet article stipule que "Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties... étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance." Cette disposition a été interprétée par le tribunal comme permettant d'étendre l'expertise au centre hospitalier de Villefranche-sur-Saône, en raison de la pertinence des soins fournis dans ce lieu.
2. Responsabilité des agents publics : Le tribunal a rappelé que "les fautes commises par les agents publics dans l'exercice de leurs fonctions peuvent constituer des fautes de service", ce qui engage la responsabilité de l'administration. En l'absence de faute détachable, il n'est pas nécessaire d'inclure les médecins dans l'expertise, ce qui reflète une interprétation stricte de la responsabilité administrative.
En conclusion, la décision du juge des référés illustre l'application des principes de la responsabilité administrative et la procédure d'expertise, tout en respectant les droits des parties impliquées.