Résumé de la décision
Dans cette affaire, les consorts E ont introduit une requête en référé contre l'Assistance publique - hôpitaux de Marseille (AP-HM) et l'Office national des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM) pour obtenir une provision de 200 000 euros, ainsi qu'une somme de 2 000 euros au titre des frais de justice. L'ONIAM a demandé à être mis hors de cause, tandis que l'AP-HM a contesté la requête. Cependant, le 12 février 2024, les consorts E ont décidé de se désister de leur demande. Le tribunal a donc pris acte de ce désistement, rendant l'intervention de la caisse commune de sécurité sociale des Hautes-Alpes sans objet et rejetant ses conclusions au titre des frais de justice.
Arguments pertinents
1. Droit au désistement : Le tribunal a constaté que le désistement des consorts E était pur et simple, ce qui est conforme aux dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Cela signifie qu'il n'y avait aucune objection à ce qu'il soit donné acte de ce désistement.
2. Conséquences du désistement : En raison du désistement, l'instance a pris fin, rendant ainsi l'intervention de la caisse commune de sécurité sociale des Hautes-Alpes sans objet. Le tribunal a souligné qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur les demandes de cette caisse, ce qui est en accord avec l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête lorsque l'instance a pris fin.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article permet aux présidents de formation de jugement de donner acte des désistements et de constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête. La décision a appliqué ce texte en précisant que "le désistement des Consorts E est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte."
2. Article L. 761-1 du code de justice administrative : Cet article prévoit la possibilité pour le juge d'accorder une somme au titre des frais de justice. Cependant, le tribunal a décidé de rejeter les conclusions de la caisse commune de sécurité sociale des Hautes-Alpes sur ce fondement, en indiquant qu'il n'y avait pas lieu de faire droit à ces conclusions, car l'instance avait pris fin.
En conclusion, la décision du tribunal s'appuie sur des principes clairs du droit administratif, notamment le droit au désistement et les conséquences qui en découlent, tout en respectant les procédures établies par le code de justice administrative.