Résumé de la décision
M. A B a demandé au tribunal administratif d'annuler la décision implicite de rejet du maire de Marseille concernant sa demande de régularisation du versement d'un supplément indemnitaire pour l'année 2018. Il a également demandé une injonction à la commune de Marseille pour réexaminer sa situation. Le tribunal a constaté que la demande de M. B, enregistrée le 18 juillet 2022, était tardive, car le silence du maire sur sa demande initiale avait entraîné une décision implicite de rejet le 23 avril 2022. Par conséquent, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
Arguments pertinents
1. Délai de recours : Le tribunal a souligné que, selon l'article R. 421-2 du code de justice administrative, le délai pour former un recours contre une décision implicite de rejet est de deux mois à compter de la date à laquelle cette décision est née. En l'espèce, M. B avait jusqu'au 23 juin 2022 pour contester la décision implicite, mais il a attendu jusqu'au 18 juillet 2022, rendant sa requête tardive.
2. Applicabilité des dispositions : Le tribunal a précisé que les dispositions des articles L. 112-3 et L. 112-6 du code des relations entre le public et l'administration ne s'appliquent pas aux agents publics. Ainsi, même en l'absence d'accusé de réception de sa demande, M. B était soumis au délai de recours de deux mois.
Interprétations et citations légales
1. Délai de recours : L'article R. 421-2 du code de justice administrative stipule que "Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet". Cette disposition a été appliquée pour déterminer que M. B avait un délai de deux mois à partir du 23 avril 2022 pour contester la décision.
2. Silence de l'administration : L'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration précise que "le silence gardé par l'administration pendant deux mois vaut décision de rejet dans les relations entre l'administration et ses agents". Cela a été fondamental pour établir que la décision implicite de rejet était effective à partir de cette date, indépendamment de l'absence d'accusé de réception.
3. Inapplicabilité des articles L. 112-3 et L. 112-6 : Le tribunal a noté que "ne sont applicables aux relations entre l'administration et ses agents ni les dispositions de l'article L. 112-3 de ce code [...] ni celles de son article L. 112-6". Cela signifie que les agents publics ne bénéficient pas des protections accordées aux citoyens dans le cadre des délais de recours, ce qui a été déterminant pour le rejet de la requête de M. B.
En conclusion, la décision du tribunal administratif repose sur une interprétation stricte des délais de recours applicables aux agents publics, confirmant ainsi la nécessité de respecter les délais impartis pour contester les décisions implicites de rejet.