Résumé de la décision
Mme A B a déposé une requête le 17 octobre 2022 pour contester la décision implicite de rejet par le maire de Marseille concernant sa demande de régularisation du versement d'un supplément indemnitaire pour l'année 2018. Elle a demandé l'annulation de cette décision et l'enjoindre à la commune de réexaminer sa situation. Le tribunal a jugé que la requête était tardive, car la décision implicite de rejet était née le 25 avril 2022, et que le délai de recours de deux mois avait expiré. Par conséquent, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
Arguments pertinents
1. Délai de recours : Le tribunal a souligné que, selon l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration, le silence de l'administration pendant deux mois vaut décision de rejet. Mme B avait jusqu'au 25 juin 2022 pour contester cette décision, mais sa requête a été enregistrée le 17 octobre 2022, soit après l'expiration du délai.
2. Inapplicabilité des articles L. 112-3 et L. 112-6 : Le tribunal a précisé que les dispositions relatives à l'accusé de réception des demandes ne s'appliquent pas aux agents publics, ce qui signifie que le délai de recours court même sans accusé de réception. Cela a été confirmé par l'article L. 112-2 du code des relations entre le public et l'administration.
Interprétations et citations légales
1. Délai de recours : L'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration stipule que "le silence gardé par l'administration pendant deux mois vaut décision de rejet dans les relations entre l'administration et ses agents". Cela signifie que les agents publics doivent être vigilants quant aux délais de recours, même en l'absence d'accusé de réception.
2. Inapplicabilité des dispositions sur l'accusé de réception : L'article L. 112-2 précise que "ne sont applicables aux relations entre l'administration et ses agents ni les dispositions de l'article L. 112-3 [...] ni celles de son article L. 112-6". Cela souligne que les agents publics ne bénéficient pas des protections accordées aux citoyens en matière de délais de recours.
3. Irrecevabilité de la requête : En vertu de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal peut rejeter les requêtes manifestement irrecevables. Dans ce cas, le tribunal a conclu que la requête de Mme B était tardive et donc irrecevable, conformément au 4° de cet article.
En somme, la décision du tribunal met en lumière l'importance pour les agents publics de respecter les délais de recours, même en l'absence d'accusé de réception, et souligne l'application stricte des règles de procédure administrative.