Résumé de la décision
M. C B a saisi le juge des référés du tribunal administratif de Melun pour demander l'injonction à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour le dépôt de sa demande de titre de séjour, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. En réponse, la préfète a indiqué avoir déjà convoqué M. B pour le 5 juillet 2023, ce qui a conduit le juge à considérer qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les demandes d'injonction et d'astreinte. Toutefois, le juge a condamné l'État à verser 1 200 euros à M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Arguments pertinents
1. Absence d'urgence : Le juge a constaté que M. B avait été convoqué pour déposer sa demande de titre de séjour, ce qui a conduit à l'absence d'urgence justifiant l'injonction. Il a précisé que "le requérant ne soutient pas, à la date de la présente ordonnance, que ce rendez-vous n'aurait pas eu lieu".
2. Injonction et astreinte : En raison de la convocation déjà effectuée, le juge a conclu qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, affirmant que "dans ces conditions, il n'y a plus lieu de statuer sur ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte".
3. Condamnation de l'État : Malgré le rejet des demandes d'injonction, le juge a décidé de condamner l'État à verser une somme de 1 200 euros à M. B, en se fondant sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative, qui prévoit la possibilité d'une condamnation à verser des frais de justice.
Interprétations et citations légales
1. Article L. 521-3 du code de justice administrative : Cet article permet au juge des référés d'ordonner des mesures utiles en cas d'urgence, même en l'absence de décision administrative préalable. La décision souligne que "le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative".
2. Article L. 761-1 du code de justice administrative : Cet article stipule que "la partie qui perd le procès peut être condamnée à payer à l'autre partie une somme au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens". Le juge a appliqué cet article pour justifier la condamnation de l'État à verser 1 200 euros à M. B, en tenant compte des frais engagés par ce dernier dans le cadre de la procédure.
3. Accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié : Bien que cet accord soit mentionné, il n'est pas directement cité dans les motifs de la décision, mais il pourrait avoir des implications sur le droit au séjour de M. B, en tant que ressortissant algérien.
En conclusion, la décision du juge des référés repose sur l'absence d'urgence justifiant l'injonction, tout en reconnaissant le droit à réparation de M. B pour les frais engagés, conformément aux dispositions du code de justice administrative.