Résumé de la décision
Le tribunal a rendu une ordonnance le 22 mars 2024, constatant qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. D, représenté par Me Matouandou Massengo, visant à obtenir le paiement d'une somme de 1 200 euros par l'État, en exécution d'un jugement du 24 septembre 2021. En effet, le garde des sceaux, ministre de la justice, avait déjà procédé au paiement de cette somme, assortie des intérêts au taux légal, le 7 mars 2022. Par conséquent, la requête est devenue sans objet.
Arguments pertinents
1. Constatation de l'absence d'objet : Le tribunal a constaté que le paiement de la somme de 1 200 euros avait été effectué, ce qui a rendu la requête de M. D sans objet. Cela est en conformité avec l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet au président de formation de jugement de constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête.
2. Exécution du jugement : Le tribunal a souligné que le garde des sceaux avait respecté ses obligations en procédant au paiement de la somme due, ce qui a mis fin à la procédure d'exécution juridictionnelle ouverte par ordonnance du 8 février 2023.
Interprétations et citations légales
L'ordonnance s'appuie sur plusieurs dispositions légales :
- Code de justice administrative - Article R. 222-1 : Cet article stipule que "les présidents de formation de jugement des tribunaux peuvent, par ordonnance : / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête". Cette disposition a été appliquée pour justifier la décision de constater que la requête était devenue sans objet suite au paiement effectué.
- Exécution des décisions judiciaires : La décision du garde des sceaux de procéder au paiement le 7 mars 2022 est un exemple de l'exécution des décisions judiciaires, qui est essentielle pour garantir le respect des droits des justiciables. Le tribunal a donc agi conformément à la législation en vigueur, en reconnaissant que l'exécution avait été réalisée.
En conclusion, la décision du tribunal de constater qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. D repose sur le fait que le paiement a été effectué, respectant ainsi les obligations légales de l'État en matière d'exécution des jugements.