Résumé de la décision
La société Autoliv Romania a demandé le remboursement d'un crédit de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) d'un montant de 82 940,51 euros pour l'année 2018. Sa demande a été rejetée par l'administration fiscale, qui a soutenu que la société était forclose, car la demande de remboursement n'avait pas été faite dans les délais légaux. Le tribunal a confirmé le rejet de la requête, considérant que la taxe était exigible à la date de l'importation du bien, soit le 14 septembre 2018, et que la société avait jusqu'au 30 septembre 2019 pour faire sa demande. La requête de la société a donc été rejetée.
Arguments pertinents
1. Recevabilité de la demande : La société Autoliv Romania a soutenu que sa demande rectificative était recevable, car elle avait été faite le lendemain de la demande initiale. Cependant, le tribunal a jugé que la demande de remboursement était forclose, car elle n'avait pas été faite dans le délai imparti.
2. Exigibilité de la TVA : Le tribunal a précisé que la TVA devient exigible au moment de l'importation du bien, et non à la date de la facture. Cela signifie que la société aurait dû faire sa demande de remboursement avant le 30 septembre 2019, ce qui n'a pas été le cas.
3. Décision de l'administration : Le tribunal a noté que l'administration avait admis la demande initiale sans statuer sur la demande rectificative, mais cela n'a pas eu d'incidence sur la forclusion de la demande de remboursement.
Interprétations et citations légales
1. Exigibilité de la TVA : Selon le Code général des impôts - Article 291, "Les importations de biens sont soumises à la taxe sur la valeur ajoutée." L'article précise également que "la taxe devient exigible au moment où le bien est considéré comme importé" (Article 293 A). Cela établit clairement que la date d'importation est cruciale pour déterminer le moment où la TVA doit être remboursée.
2. Délai de demande de remboursement : L'article 242-0 R de l'annexe II du Code général des impôts stipule que "l'assujetti non établi en France doit adresser au service des impôts une demande de remboursement... au plus tard le 30 septembre de l'année civile qui suit la période à laquelle elle s'applique." Cette disposition fixe un cadre temporel strict pour les demandes de remboursement, ce qui a été déterminant dans le rejet de la requête de la société.
3. Forclusion : Le tribunal a conclu que, même si l'administration avait admis une partie de la demande, cela ne changeait rien au fait que la société était forclose à la date de sa demande de remboursement. Cela souligne l'importance des délais dans le droit fiscal, où le non-respect des délais peut entraîner le rejet des demandes, indépendamment des circonstances entourant la demande.
En somme, la décision du tribunal repose sur une interprétation stricte des délais et des conditions d'exigibilité de la TVA, conformément aux dispositions du Code général des impôts.