Résumé de la décision
M. A B a contesté la décision du président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis qui lui a attribué une carte mobilité inclusion (CMI) avec la mention "priorité" au lieu de "stationnement". Le tribunal administratif a rejeté sa requête comme manifestement irrecevable, car M. B n'a pas prouvé avoir formé un recours administratif préalable contre la décision contestée, comme l'exige la législation en vigueur.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la requête : Le tribunal a constaté que M. B n'avait pas fourni de preuve d'un recours préalable auprès du président du conseil départemental, ce qui est une condition préalable pour contester la décision. Selon l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles, "le recours préalable obligatoire formé contre une décision relative à la carte 'mobilité inclusion' (...) est formé, par tout moyen lui conférant date certaine, devant le président du conseil départemental".
2. Délai de régularisation : Le tribunal a donné à M. B un délai d'un mois pour régulariser sa requête, mais il n'a pas respecté ce délai. En conséquence, la requête a été jugée manifestement irrecevable, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes non régularisées dans le délai imparti.
Interprétations et citations légales
1. Recours préalable obligatoire : L'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles stipule que les décisions relatives à la carte mobilité inclusion peuvent faire l'objet d'un recours devant le juge administratif uniquement si elles concernent la mention "stationnement". Cela implique que toute contestation doit d'abord passer par un recours administratif préalable, ce qui n'a pas été fait par M. B.
2. Délai de réponse : L'article R. 611-8-6 du code de justice administrative précise que les parties sont réputées avoir reçu notification d'un document à la date de première consultation. Cela souligne l'importance de respecter les délais de réponse et de régularisation, car le silence gardé par l'administration pendant plus de deux mois vaut décision de rejet, mais cela ne s'applique que si le recours préalable a été formé.
3. Conditions de recevabilité : L'article R. 222-1 du code de justice administrative permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans instruction contradictoire. Cela renforce l'idée que le respect des procédures administratives est essentiel pour la recevabilité des recours.
En conclusion, la décision du tribunal administratif repose sur le non-respect des procédures administratives par M. B, ce qui a conduit à l'irrecevabilité de sa requête.