Résumé de la décision
Mme A B épouse C a déposé une requête le 2 février 2024 pour contester un titre de perception émis à son encontre le 7 septembre 2022 par la direction régionale des finances publiques, ainsi qu'une décision implicite de rejet de la direction départementale des territoires et de la mer de l'Hérault. Le tribunal a constaté que la requête était tardive, car le délai de recours contentieux avait expiré le 2 août 2023. En conséquence, la requête a été jugée irrecevable et a été rejetée.
Arguments pertinents
1. Délai de recours : Le tribunal a souligné que, selon l'article 118 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012, le redevable doit contester un titre de perception dans un délai de deux mois suivant la notification du titre ou, à défaut, du premier acte de poursuite. En l'espèce, Mme C a reçu le titre le 7 septembre 2022 et a contesté celui-ci le 25 novembre 2022. La décision implicite de rejet est née le 1er juin 2023, et le délai pour contester cette décision devant le tribunal était jusqu'au 2 août 2023.
2. Irrecevabilité manifeste : Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans invitation à régulariser. La requête de Mme C, enregistrée le 2 février 2024, était donc hors délai et a été rejetée pour cette raison.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article permet aux présidents de tribunal administratif de rejeter des requêtes manifestement irrecevables. La décision précise que "les présidents de tribunal administratif peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser."
2. Décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 :
- Article 117 : Cet article établit les modalités de contestation d'un titre de perception, précisant que "le droit de contestation d'un titre de perception se prescrit dans les deux mois suivant la notification du titre". Cela souligne l'importance du respect des délais pour la recevabilité des recours.
- Article 118 : Il précise que "la décision rendue par l'administration en application de l'alinéa précédent peut faire l'objet d'un recours devant la juridiction compétente dans un délai de deux mois à compter de la date de notification de cette décision". Cela renforce l'idée que le respect des délais est crucial pour la validité des recours.
En conclusion, la décision du tribunal administratif repose sur une application stricte des délais de recours prévus par la législation, illustrant l'importance de la rigueur procédurale dans le contentieux administratif.