Résumé de la décision
M. B C a déposé une requête le 11 juillet 2023 auprès du juge des référés, sollicitant l'appel à l'instance de plusieurs observateurs, l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire, et une injonction à la garde des sceaux et à la défenseure des droits de justifier leur absence de réponse à ses demandes. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que le litige ne relevait pas de la compétence de la juridiction administrative, car il concernait des décisions prises dans le cadre du fonctionnement de la juridiction judiciaire.
Arguments pertinents
1. Incompétence de la juridiction administrative : Le juge a souligné que les demandes de M. C, relatives à des décisions judiciaires, ne relevaient pas de la compétence de la juridiction administrative. Il a précisé que "un tel litige qui se rapporte à des décisions prises dans le cadre du fonctionnement de la juridiction judiciaire ne relève manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative."
2. Rejet des demandes d'aide juridictionnelle : En conséquence de l'incompétence, le juge a également rejeté la demande d'aide juridictionnelle provisoire, affirmant que "la requête de M. C doit être rejetée dans toutes ses conclusions y compris celles tendant à être admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire."
Interprétations et citations légales
1. Article L. 521-2 du Code de justice administrative : Cet article stipule que le juge des référés peut ordonner des mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale en cas d'atteinte grave et manifestement illégale. Cependant, dans ce cas, le juge a déterminé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le litige ne relevait pas de sa compétence.
2. Article L. 522-3 du Code de justice administrative : Cet article permet au juge de rejeter une demande qui ne présente pas un caractère d'urgence ou qui est manifestement irrecevable. Le juge a appliqué cet article en concluant que la demande de M. C était irrecevable, affirmant que "la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative."
En somme, la décision du juge des référés repose sur une interprétation stricte des compétences des juridictions, en excluant les litiges relatifs au fonctionnement de la justice judiciaire de la compétence de la juridiction administrative.