Résumé de la décision
M. A B a contesté une décision de transfert vers le centre pénitentiaire d'Argentan par une requête enregistrée le 27 novembre 2023. Cependant, malgré une demande de régularisation du greffe du tribunal, il n'a pas produit l'acte attaqué dans le délai imparti de quinze jours. En conséquence, la requête a été jugée manifestement irrecevable et a été rejetée par ordonnance du tribunal administratif de Rouen le 26 février 2024.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la requête : La décision souligne que la requête de M. A B est irrecevable en raison de l'absence de l'acte attaqué, ce qui constitue une condition essentielle pour la recevabilité d'une requête. L'article R. 412-1 du Code de justice administrative stipule que "la requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué".
2. Non-régularisation : Malgré la demande de régularisation faite par le greffe, M. A B n'a pas fourni l'acte requis ni justifié de son impossibilité. Cela a conduit à l'application de l'article R. 222-1 du Code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.
3. Application des délais : La décision rappelle que le délai de quinze jours accordé pour la régularisation est un élément crucial, et son non-respect entraîne l'irrecevabilité de la requête.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 222-1 du Code de justice administrative : Cet article permet aux présidents de tribunal administratif de rejeter des requêtes manifestement irrecevables. En particulier, le 4° de cet article précise que les requêtes peuvent être rejetées lorsque "la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser". Cela souligne l'importance de la régularisation dans le cadre des procédures administratives.
2. Article R. 412-1 du Code de justice administrative : Cet article impose que la requête soit accompagnée de l'acte attaqué, ce qui est fondamental pour la recevabilité. La mention "à peine d'irrecevabilité" indique que l'absence de cet acte est une condition sine qua non pour que la requête soit examinée.
3. Article R. 612-1 du Code de justice administrative : Cet article stipule que lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité, la juridiction doit inviter l'auteur à régulariser avant de rejeter la requête. Dans ce cas, la demande de régularisation a été faite, mais M. A B n'a pas répondu dans le délai imparti, ce qui a conduit à l'irrecevabilité de sa requête.
En conclusion, la décision du tribunal administratif de Rouen repose sur des principes clairs de recevabilité des requêtes, soulignant l'importance de la régularisation et le respect des délais dans le cadre des procédures administratives.