Résumé de la décision
M. C a contesté la décision du ministre de l'intérieur, datée du 25 août 2022, qui a retiré l'ensemble des points de son permis de conduire, entraînant la perte de validité de celui-ci. Il a soutenu que le stage de sensibilisation à la sécurité routière qu'il avait effectué les 7 et 8 juin 2021 aurait dû être pris en compte pour la récupération de points. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant qu'il n'avait pas effectivement réalisé ce stage, et par conséquent, le ministre était en droit de constater la perte de validité de son permis.
Arguments pertinents
1. Absence de stage effectif : Le tribunal a constaté que M. C n'avait pas suivi le stage de sensibilisation à la sécurité routière, ce qui est une condition préalable pour la récupération de points. Le jugement précise que "si le requérant fait valoir que cela est dû à la responsabilité de l'organisateur de ce stage, cette seule circonstance, à la supposer établie, ne lui permet pas de prétendre au bénéfice des dispositions de l'article L. 223-6 du Code de la route".
2. Obligation de rejet de la demande : En raison de l'absence de stage, le ministre de l'intérieur n'avait pas d'autre choix que de rejeter la demande de M. C pour créditer des points sur son permis. Le tribunal a affirmé que "dans ces conditions, le ministre était tenu de rejeter la demande de l'intéressé de créditer quatre points sur son permis de conduire".
Interprétations et citations légales
1. Article L. 223-6 du Code de la route : Cet article stipule que "le titulaire du permis de conduire qui a commis une infraction ayant donné lieu à retrait de points peut obtenir une récupération de points s'il suit un stage de sensibilisation à la sécurité routière". Cela implique que la réalisation effective du stage est une condition sine qua non pour bénéficier de la récupération de points.
2. Article R. 223-8 du Code de la route : Cet article précise les modalités de délivrance de l'attestation de stage et la reconstitution des points. Il indique que "le préfet mentionné au I ci-dessus procède à la reconstitution du nombre de points dans un délai d'un mois à compter de la réception de l'attestation". Cela souligne l'importance de la transmission de l'attestation par l'organisateur du stage pour que la récupération de points soit effective.
En conclusion, le tribunal a appliqué strictement les dispositions du Code de la route, en insistant sur la nécessité de l'exécution effective du stage pour la récupération de points, ce qui a conduit au rejet de la requête de M. C.