Résumé de la décision
Mme A D née C, ressortissante russe, a demandé l'annulation d'un arrêté du 1er décembre 2023 par lequel la préfète du Bas-Rhin a rejeté sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, l'a contrainte à quitter le territoire français et a fixé son pays de destination. La requérante a soulevé plusieurs moyens, notamment des erreurs de fait, un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle, et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
Arguments pertinents
1. Erreurs de fait : Le tribunal a constaté que les erreurs de nom et de lieu de naissance mentionnées dans la décision n'affectaient pas la légalité de l'arrêté, car l'identité de la requérante était clairement établie. Il a ainsi écarté le moyen tiré des erreurs de fait.
> "Il n'existe aucun doute sur l'identité de la personne visée par l'arrêté en litige."
2. Examen particulier de la situation personnelle : Le tribunal a jugé que la préfète avait bien examiné la situation personnelle de la requérante, en tenant compte des attestations fournies par sa fille, et a conclu que la preuve de la prise en charge n'était pas rapportée.
> "Il ne ressort pas des pièces du dossier que la préfète n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle de la requérante."
3. Erreur manifeste d'appréciation : Le tribunal a estimé que le souhait de la requérante de s'installer temporairement auprès de sa fille en France ne constituait pas un motif exceptionnel pour l'admission au séjour. De plus, il n'a pas été démontré que son état de santé justifiait une admission pour motif médical.
> "La circonstance qu'elle veuille désormais s'installer, de manière temporaire, auprès de sa fille... ne constitue pas, par elle-même, un motif exceptionnel."
Interprétations et citations légales
1. Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : Les décisions d'admission au séjour doivent être fondées sur des motifs exceptionnels ou humanitaires. Le tribunal a interprété que le simple fait de vouloir rejoindre un membre de la famille en France ne suffit pas à établir un tel motif.
> "Il ne ressort pas des pièces du dossier que l'état de santé de la requérante justifierait son admission au séjour pour motif médical."
2. Code de justice administrative : Le tribunal a appliqué les principes de légalité et d'examen des situations individuelles, en soulignant que l'administration doit justifier ses décisions par des éléments concrets et pertinents.
> "La décision attaquée est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle."
En conclusion, le tribunal a rejeté la requête de Mme D née C, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la préfète avait agi dans le cadre de ses prérogatives.