Résumé de la décision
M. B a contesté deux amendes forfaitaires majorées pour des infractions au code de la route, émises à son encontre les 27 avril et 8 mai 2023. La requête a été enregistrée le 16 février 2024. Le tribunal administratif a rejeté cette requête, considérant qu'elle ne relevait pas de sa compétence, mais de celle de la juridiction judiciaire, conformément aux dispositions du code de procédure pénale. L'ordonnance a été rendue le 5 mars 2024.
Arguments pertinents
1. Incompétence de la juridiction administrative : Le tribunal a souligné que les contestations relatives aux amendes forfaitaires majorées pour des contraventions au code de la route relèvent de la compétence de la juridiction judiciaire. Cela est établi par l'article 521 du Code de procédure pénale, qui stipule que "le tribunal de police connaît des contraventions".
2. Application des dispositions légales : Le tribunal a fait référence aux articles du Code de procédure pénale qui régissent la procédure d'amende forfaitaire, notamment l'article 529-2, qui précise que "l'amende forfaitaire est majorée de plein droit" en cas de non-paiement ou de requête non présentée dans le délai imparti. Cela renforce l'idée que les contestations doivent être portées devant la juridiction judiciaire.
Interprétations et citations légales
1. Compétence de la juridiction judiciaire : L'article 521 du Code de procédure pénale établit clairement que les contraventions sont du ressort du tribunal de police, ce qui implique que les contestations relatives aux amendes forfaitaires doivent également être traitées par cette juridiction. Cela est renforcé par l'article L. 121-5 du Code de la route, qui renvoie aux articles du Code de procédure pénale pour la procédure d'amende forfaitaire.
2. Procédure d'amende forfaitaire : L'article 529-2 du Code de procédure pénale précise que "l'amende forfaitaire est majorée de plein droit", ce qui signifie que le non-paiement entraîne automatiquement une majoration, et que les contestations doivent être faites dans un cadre judiciaire. L'article 529-9, qui stipule que "l'amende forfaitaire doit être versée dans le délai de quarante-cinq jours", souligne l'importance de respecter les délais pour contester une amende.
En conclusion, la décision du tribunal administratif de rejeter la requête de M. B repose sur une interprétation claire des textes de loi, affirmant que les contestations d'amendes forfaitaires relèvent de la compétence de la juridiction judiciaire, et non de la juridiction administrative.