Résumé de la décision
M. et Mme A B ont introduit une requête pour annuler deux arrêtés du maire de Saint-Germain-en-Laye, l'un accordant un permis de construire à la société Nemesis et l'autre un permis modificatif. Cependant, par un mémoire enregistré le 23 février 2024, ils ont décidé de se désister de leur instance et de leur action. La présidente du tribunal a désigné Mme Mathou pour statuer sur cette demande. L'ordonnance rendue le 7 mars 2024 a donné acte de ce désistement, sans opposition, et a ordonné la notification de cette décision aux parties concernées.
Arguments pertinents
1. Droit au désistement : Le tribunal a reconnu le droit de M. et Mme B de se désister de leur action, considérant que ce désistement était "pur et simple", ce qui signifie qu'il n'était pas soumis à des conditions ou réserves. Cela est conforme à l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet aux magistrats de donner acte des désistements.
2. Absence d'opposition : Le tribunal a noté qu'aucun élément ne s'opposait à ce désistement, ce qui a facilité la décision d'accorder acte de celui-ci. Cela souligne l'importance de la volonté des parties dans le cadre des procédures administratives.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article stipule que "les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : /1° Donner acte des désistements". Cette disposition confère aux magistrats la compétence pour statuer sur les désistements, renforçant ainsi la flexibilité procédurale pour les parties.
2. Désistement pur et simple : Le tribunal a précisé que le désistement de M. et Mme B était "pur et simple", ce qui signifie qu'il n'était pas entaché de conditions. Cela est essentiel car cela permet de clore l'instance sans complications supplémentaires, conformément à la jurisprudence qui favorise la simplification des procédures.
En conclusion, la décision du tribunal de donner acte du désistement de M. et Mme B s'inscrit dans le cadre des prérogatives accordées par le code de justice administrative, tout en respectant le principe de la volonté des parties dans le cadre des procédures judiciaires.