Résumé de la décision
Dans l'affaire N° RG 24/00236, M. [O] [R] a contesté une décision implicite de rejet de la CPAM des Yvelines concernant un indu de 105,11 euros pour des soins de kinésithérapie. Par courriel daté du 28 février 2024, M. [O] [R] a informé le tribunal de son désistement d'instance et d'action, souhaitant régler l'indu directement avec la CPAM. La CPAM, avisée de ce désistement, n'a pas opposé de résistance. Le juge de la mise en état a constaté que le désistement était parfait, entraînant l'extinction de l'instance et a laissé les dépens à la charge du demandeur.
Arguments pertinents
1. Droit au désistement : Le juge a rappelé que, selon l'article 394 et suivants du Code de procédure civile, le demandeur peut se désister de sa demande pour mettre fin à l'instance. Le désistement est considéré comme parfait si le défendeur n'a pas présenté de défense au fond ou de fin de non-recevoir au moment du désistement. En l'espèce, la CPAM n'ayant pas réagi, le désistement de M. [O] [R] a été jugé parfait.
2. Extinction de l'instance : En vertu de l'article 787 du Code de procédure civile, le juge de la mise en état a constaté l'extinction de l'instance suite au désistement. Cela signifie que le tribunal n'a plus compétence pour statuer sur l'affaire.
3. Dépens : Conformément à l'article 399 du Code de procédure civile, le juge a décidé de laisser les dépens à la charge du demandeur, sauf convention contraire entre les parties. Cela souligne la responsabilité du demandeur dans les frais de la procédure, même en cas de désistement.
Interprétations et citations légales
1. Droit au désistement :
- Code de procédure civile - Article 394 : "Le demandeur peut, en toute matière, se désister de sa demande en vue de mettre fin à l’instance."
- Code de procédure civile - Article 787 : "Le juge de la mise en état constate l’extinction de l’instance."
Ces articles établissent clairement le droit du demandeur à se désister et les conditions dans lesquelles ce désistement est valide.
2. Absence de défense :
- Code de procédure civile - Article 385 : "L’instance s’éteint à titre principal par l’effet de la péremption, du désistement d’instance ou de la caducité de la citation."
Cette disposition souligne que l'absence de réponse de la CPAM a permis au juge de considérer le désistement comme parfait, entraînant l'extinction de l'instance.
3. Dépens :
- Code de procédure civile - Article 399 : "Il convient de laisser la charge des dépens au demandeur, sauf convention contraire entre les parties."
Cette règle indique que, même en cas de désistement, le demandeur reste responsable des frais engagés, ce qui est une pratique courante dans le droit procédural.
En conclusion, la décision du juge de la mise en état repose sur des principes clairs du droit procédural, garantissant le droit au désistement tout en précisant les conséquences financières qui en découlent.