Résumé de la décision :
La société Azteca Sports a contesté un jugement du tribunal administratif de La Réunion qui a rejeté sa demande de réduction des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2009 et 2010, en lien avec un déficit reporté de 337 812 euros. L'appel de la société a été rejeté par la cour, qui a confirmé que la société n'avait pas démontré la réalité des déficits déclarés ni respecté les prescriptions légales.
Arguments pertinents :
1. Responsabilité du contribuable : La cour rappelle que le contribuable doit justifier la réalité des déficits pour pouvoir les imputer sur un exercice non prescrit. Cela met en lumière la charge de la preuve qui incombe au contribuable. "Il appartient au contribuable qui entend imputer sur les résultats d'un exercice le montant de déficits d'exercices antérieurs de justifier de la réalité de ces déficits".
2. Contrôle de la justification des déficits : Au cours de la procédure, la cour a noté que la société n'a pas pu justifier les déficits déclarés pour les années antérieures. En particulier, elle a souligné que “la société ne justifie pas des charges ayant entraîné le déficit déclaré en 2006”.
3. Répercussions des vérifications fiscales antérieures : Suite à une vérification fiscale, le service a constaté que l’exercice 2005 était bénéficiaire. Cela a des conséquences sur la capacité de la société à ajuster ses déficits. La cour a observé que "la société ne peut pas justifier les déficits en litige" et que cela est appuyé par des incohérences dans les données comptables.
Interprétations et citations légales :
1. Report des déficits : La décision s’appuie sur les dispositions du Code général des impôts - Article 209, stipulant les modalités de déduction des déficits des exercices précédents : "en cas de déficit subi pendant un exercice, ce déficit est considéré comme une charge de l'exercice suivant".
2. Surveillance par l'administration fiscale : L'arrêt met également en évidence le droit de l'administration fiscale à contrôler la réalité des déficits reportés, comme l'indique l'interprétation des règles de déduction et les responsabilités qui en découlent : "l'administration est en droit de contrôler la réalité des déficits d'exercices prescrits reportés".
3. Exigences de preuve : La décision insiste sur l'importance de la tenue exacte des comptes et des justifications des déficits. La société, malgré l'affirmation que sa comptabilité n'a jamais été rejetée, ne s'est pas acquittée de sa charge de preuve. Cette situation est révélatrice des exigences légales entourant le report des déficits, rappelées par l'article en question.
En conclusion, la décision confirme le rejet de la demande d’Azteca Sports, soulignant l'importance de la rigueur comptable et du respect des obligations de justification des déficits pour bénéficier du report fiscal.