Résumé de la décision
Dans une ordonnance, le juge des référés a statué sur la requête de Mme F..., Mme I... et M. H... qui contestaient la légalité d'un permis de construire délivré le 14 février 2017. Les requérants soutenaient que l'affichage du permis n'avait pas respecté les règles de publicité, ce qui aurait affecté le délai de recours. Néanmoins, après examen, le juge a constaté que l'affichage était conforme et a rejeté la demande de suspension, considérant que le recours au fond était tardif et donc irrecevable.
Arguments pertinents
1. Affichage valide : Les requérants alléguaient que le panneau n'était pas visible de la voie publique et comportait une erreur sur la hauteur de la construction, ce qui aurait rendu l'affichage non conforme et empêché l'opposition de la forclusion. Le juge a déterminé que le panneau était effectivement visible et que l'erreur sur la hauteur n'était pas substantielle. Il a donc conclu que l'affichage respectait les exigences légales.
Citation pertinente : "Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir qu'au regard des irrégularités dont ils se sont prévalus... les délais de recours contentieux... n'ont pu commencer à courir..."
2. Délai de recours : La demande de recours formée le 27 septembre 2017 a été jugée tardive, car le délai de deux mois pour contester le permis avait commencé à courir à partir du 25 mai 2017, date à laquelle l'affichage était en place. Le juge a donc rejeté la requête pour irrecevabilité.
Citation pertinente : "La requête tendant à l'annulation du permis en litige... est tardive et, par suite, irrecevable."
3. Suspension de l'exécution : Étant donné que la demande d'annulation était irrecevable, la demande de suspension de l'exécution du permis, fondée sur le même vice, a également été rejetée comme manifestement mal fondée.
Citation pertinente : "La demande de suspension présentée par Mme F... et autres est... manifestement mal fondée."
Interprétations et citations légales
1. Urgence et doute sérieux : Selon l'article L. 521-1 du Code de justice administrative, le juge des référés peut ordonner la suspension d'une décision lorsqu'il trouve un doute sérieux sur sa légalité et en cas d'urgence. Dans la présente affaire, aucune urgence n'a été établie compte tenu de l'irrecevabilité du recours.
Code de justice administrative - Article L. 521-1 : "Quand une décision administrative... fait l'objet d'une requête en annulation... le juge des référés... peut ordonner la suspension... lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer... un doute sérieux quant à la légalité de la décision."
2. Délai de recours : L'article R. 600-2 du Code de l'urbanisme spécifie que le délai de recours contre des décisions d'urbanisme commence à courir à partir de l'affichage. Ce point a été fondamental pour constater la tardivité du recours des requérants.
Code de l'urbanisme - Article R. 600-2 : "Le délai de recours contentieux à l'encontre d'une décision... court à l'égard des tiers à compter du premier jour d'une période continue de deux mois d'affichage sur le terrain..."
3. Règles d'affichage : Les exigences d'affichage sont également renforcées par les articles R. 424-15 et A. 424-16 du même code, qui stipulent comment les informations concernant le permis doivent être visibles et mentionner les éléments essentiels du projet.
Code de l'urbanisme - Article R. 424-15 : "Mention du permis... doit être affichée sur le terrain, de manière visible de l'extérieur...".
Cette analyse démontre que le juge a méthodiquement examiné les éléments de fait et de droit pour parvenir à une décision conforme aux exigences légales en matière d'urbanisme et de recours.