Résumé de la décision
La décision concerne une requête déposée par Me C..., agissant en tant que mandataire liquidateur de la société Cinram Optical Disc, afin d'annuler un jugement du tribunal administratif de Rouen. Ce jugement était en faveur de M. E..., qui contestait son licenciement pour motif économique, arguant de l'absence d'efforts de reclassement et de malaise lors de la consultation du comité d'entreprise. Toutefois, après l'enregistrement de la requête, Me C... a décidé de se désister de son action. En conséquence, la cour a constaté que l'intervention de la société Cinram Logistic France, qui était en soutien de la requête de Me C..., était devenue sans objet.
Arguments pertinents
1. Désistement de Me C... : La cour a reconnu le désistement de Me C..., notant qu'il était "pur et simple" et qu'il n'y avait rien qui s'opposait à ce qu'il en soit donné acte. Cela implique que la cour s'est déclarée incompétente pour statuer sur la demande initiale, car il n’y avait plus d’instance à poursuivre.
2. Intervention de la société Cinram Logistic France : La cour a déterminé que, suite au désistement de Me C..., "l’intervention de la société Cinram Logistic France est devenue sans objet". Cela repose sur le fait qu'un jugement ne peut plus être contesté une fois que la partie requérante se retire.
Interprétations et citations légales
- Droit au désistement : Le désistement d’instance est un droit reconnu aux parties dans le cadre du code de justice administrative. La cour précise que rien n'empêche d'en donner acte, conformément à l'article L. 741-1 du Code de justice administrative, qui accorde cette prérogative à la partie concernée.
- Irrecevabilité de l’intervention : La cour conclut que l'intervention des tiers ne peut avoir lieu lorsque l'instance est close. Cela s’inscrit dans le cadre des principes de “l’unité de l’instance” et de la nécessité de maintenir le litige intact jusqu'à son dénouement. Ainsi, le désistement de Me C... a eu pour effet d'éteindre le contentieux, rendant l’intervention de la société sans pertinence.
En conclusion, les décisions prises par la cour témoignent d'un respect strict du droit processuel français, en particulier quant à la gestion des désistements d’instance et le cadre dans lequel les interventions tierces peuvent être admises.