Résumé de la décision
M. A... a contesté un arrêté préfectoral fixant un délai de départ volontaire à 30 jours, arguant d'une insuffisance de motivation et d'une méconnaissance des dispositions légales relatives au séjour des étrangers, ainsi que des droits garantis par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par ordonnance du 22 juillet 2016, le président de la cour administrative d'appel de Versailles a rejeté la requête, considérant qu'elle n'était pas susceptible d'entraîner l'infirmation de la décision attaquée, et ce, sans apporter de nouveaux éléments pertinents.
Arguments pertinents
1. Insuffisance de motivation :
M. A... a soutenu que l'arrêté préfectoral manquait de motivation suffisante, notamment en ce qui concerne le délai de départ volontaire. Le tribunal a cependant considéré que M. A... ne contestait pas utilement les motifs retenus par les premiers juges.
2. Méconnaissance des dispositions légales :
M. A... a également revendiqué que l'arrêté enfreignait les articles L. 313-11-7°, L. 313-14 et L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cependant, il n'a pas fourni d'éléments nouveaux justifiant une réévaluation par la cour.
3. Conclusion sur la demande :
La cour a statué que la requête de M. A... n'était pas manifestement susceptible d'entraîner une infirmation de la décision précédente, ce qui a conduit au rejet de la demande.
Interprétations et citations légales
Les éléments juridiques suivants ont été particulièrement pertinents dans le jugement :
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :
- Article L. 313-11-7° : Cet article permet d'examiner les conditions dans lesquelles un étranger peut séjourner en France. M. A... soutenait que son cas ne relevait pas des dispositions de cet article, mais n'a pas précisé en quoi.
- Article L. 313-14 et Article L. 511-1 : Ces articles traitent des droits des étrangers et du cadre des décisions préfectorales. M. A... a affirmé que l'arrêté ne respectait pas ces articles, sans apporter d'arguments pertinents.
- Convention européenne des droits de l'homme :
- Article 8 : Garantit le droit au respect de la vie familiale. M. A... a soutenu une violation de ses droits, mais n'a pas articulé clairement son argument sans apporter de nouvelles précisions.
En appliquant l'article R. 776-9 du Code de justice administrative, la cour a conclu que la requête était manifestement non fondée et que les arguments d'appel n'étaient pas suffisants pour renverser la décision prise par le tribunal administratif.
Conclusion
La décision de la cour montre l'importance de fournir des éléments nouveaux et pertinents dans les demandes d'appel. La répétition des mêmes arguments sans développement supplémentaire n'est pas suffisante pour justifier une réévaluation des choix faits par les instances inférieures.