Résumé de la décision
M. A..., un ressortissant tunisien, conteste les décisions du préfet du Rhône du 22 septembre 2015 refusant de lui délivrer un titre de séjour, lui imposant une obligation de quitter le territoire français, et désignant un pays de renvoi. Après un rejet de sa demande par le tribunal administratif de Lyon, il se pourvoit en appel devant la cour administrative d'appel. Le 4 juin 2018, M. A... déclare se désister de sa requête. La cour décide d'en prendre acte, mettant ainsi fin à la procédure.
Arguments pertinents
Dans cette affaire, les arguments de M. A... reposent sur plusieurs axes, principalement liés à l'application des règles régissant les droits des étrangers en France. Il soutient :
- Applicabilité des dispositions : Il conteste que l'article L. 313-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit des conditions précises pour la délivrance de titres de séjour, ne soit pas applicable à lui, affirmant que les juges ont commis une erreur en se basant sur l'accord franco-tunisien pour rejeter sa demande.
- Erreurs d'appréciation : M. A... souligne que le préfet aurait dû apprécier de manière globale sa situation, arguant que les décisions ont été fondées sur des erreurs manifestes, tant sur les conditions de droit d'asile que sur les atteintes à sa vie privée et familiale, en vertu de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
- Illégalité des décisions : Il considère que les obligations de quitter le territoire françaises et les décisions afférentes sont illégales étant donné leur fondement sur un refus de titre de séjour jugé par lui-même illégal.
Interprétations et citations légales
Les décisions prises dans cette affaire s'appuient sur plusieurs textes de loi :
1. Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :
- L. 313-15 : Cet article prévoit les conditions spécifiques pour l'octroi d'un titre de séjour en France. M. A... argue que la décision du préfet ne tient pas compte des critères énoncés dans cet article qui pourrait lui être favorable.
- L. 313-10 : Il conteste que cet article ait été appliqué à tort pour justifier le refus de son titre de séjour, soutenant qu'une appréciation correct des circonstances aurait conduit à une autre décision.
2. Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :
- Article 8 : M. A... invoque cette disposition pour argumenter que le refus d'un titre de séjour entraîne une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
3. Accord franco-tunisien :
- M. A... remet en cause l'utilisation de cet accord, affirmant qu'il ne devrait pas s'appliquer dans son cas particulier et qu'il dénote une interprétation erronée de la part des autorités.
La cour a finalement pris acte du désistement pur et simple de M. A..., ce qui signifie qu'à partir de ce moment, il n'y a plus de litige à trancher.
En somme, cette décision illustre les complexités liées au traitement des demandes de titre de séjour en France en lien avec les accords bilatéraux et les droits de l'homme.