Résumé de la décision
Mme A..., ressortissante ivoirienne, a fait une demande d'annulation d'un jugement du tribunal administratif de Lyon qui a rejeté sa requête concernant le refus de renouvellement de son titre de séjour "étudiant". Le préfet du Rhône avait délivré un arrêté en mars 2021, refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui ordonnant de quitter le territoire français dans un délai de 90 jours. La cour a jugé que la décision du préfet était fondée, notamment en raison de l'absence de caractère effectif des études de Mme A..., et a rejeté sa requête en toutes ses conclusions.
Arguments pertinents
1. Sur le refus du titre de séjour :
La cour a noté que Mme A... s'était inscrite en première année de capacité en droit, une formation qui ne donnait pas droit au statut étudiant et traduisait une régression dans son parcours académique, qui avait jusqu'alors inclus trois années d'études à un niveau master. La cour a affirmé que "Mme A... n'établit pas [...] que cette réorientation de sa formation démontre le caractère effectif de ses études".
2. Sur l'article 8 de la CEDH :
Mme A... a argumenté que la décision d'éloignement méconnaissait son droit au respect de sa vie familiale, en tant que mère et compagne d'un résident légal en France. Cependant, la cour a statué qu'elle n'avait pas prouvé que l'éloignement constituerait une atteinte excessive à ses droits consacrés par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En ce sens, le tribunal a déclaré que "la mesure d'éloignement dont est assorti le refus de titre de séjour [...] ne serait pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation".
Interprétations et citations légales
1. Sur l'article 8 de la CEDH :
La cour a appliqué l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, qui protège le droit au respect de la vie privée et familiale. La cour a souligné que "la mesure d'éloignement n’entraînerait pas une atteinte excessive à ses droits garantis" par cet article, mettant en lumière l'importance d'évaluer l'équilibre entre l'intérêt personnel et le cadre légal.
2. Sur le Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :
La décision de la cour a également été influencée par les dispositions du Code de l'entrée et du séjour des étrangers, qui régissent les conditions d'attribution et de renouvellement des titres de séjour. Le préfet a rejeté la demande de renouvellement sur la base de l'ineffectivité des études et l'absence de justification d'une poursuite d'études sérieuse, conformément aux critiques de la formation initiale de la requérante.
En conclusion, la cour a validé la décision du tribunal administratif, confirmant le refus de Mme A... de renouveler son titre de séjour et soulignant la nécessité de preuves tangibles concernant la continuité et la sérieux de ses études.