Résumé de la décision
M. et Mme A..., représentés par leur avocat, ont contesté un jugement du tribunal administratif qui rejetait leur demande d'annulation d'un permis de construire accordé à la SCCV 64 avenue Victor Hugo. Ils soutenaient que le projet violait plusieurs dispositions du code de l'urbanisme. Le 15 novembre 2021, les époux A... ont déclaré se désister de leur action. La cour a pris acte de leur désistement et a notifié cette décision aux parties concernées.
Arguments pertinents
Les requérants ont présenté plusieurs arguments pour justifier leur demande d'annulation :
1. Recevabilité du recours : Ils affirment que leur recours est recevable et que le jugement contesté est irrégulier, notamment en raison de l'absence de réponse aux moyens soulevés concernant la méconnaissance des règles d’urbanisme, en particulier l'article R. 421-20 du code de l'urbanisme.
2. Erreur manifeste d'appréciation : Les requérants allèguent qu'il y a eu une erreur manifeste d'appréciation dans le refus de surseoir à statuer, étant donné que le projet était en contradiction avec le Plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) en cours, qui interdisait les toitures terrasses dans une certaine bande de distance.
3. Insuffisance de l'étude préalable : Ils contestent également l'insuffisance de l'étude préalable relative aux risques géologiques, en référence aux articles R. 431-16 et R. 111-2 du code de l'urbanisme, soulignant que le projet de parking souterrain pose des risques dans une zone sensible.
La cour a également pris en compte les demandes de la commune de Dijon et de la SCCV 64 avenue Victor Hugo, qui ont argumenté que le recours des époux A... était tardif et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
Interprétations et citations légales
L'analyse de la cour a été fondée sur plusieurs textes de loi, parmi lesquels :
- Code de l'urbanisme - Article R. 421-20 : Cet article prévoit les conditions de recevabilité des demandes de permis de construire et stipule que le dossier doit être complet et conforme aux règlements applicables. La cour a jugé que la décision initiale de rejet du permis respectait ces exigences.
- Code de l'urbanisme - Article L. 153-11 : Cet article traite de la nécessité d'une cohérence entre les projets de construction et les documents d'urbanisme en vigueur. Les requérants soutenaient que le permis délivré était incompatible avec le projet de PLUi, mais ce moyen n'a pas été jugé fondé par la cour.
- Code de l'urbanisme - Article R. 111-2 et R. 111-5 : Ces articles précisent les règles relatives à l'implantation et à la hauteur des constructions par rapport aux aspects environnementaux et géologiques. Les requérants ont souligné que le projet ne respectait pas ces normes, mais la cour a considéré que les éléments fournis par les requérants n'étaient pas suffisants pour établir une violation manifeste des règles.
En conclusion, le désistement des époux A... a conduit la cour à constater l'absence de litige, mettant ainsi fin à l'instance sans statuer sur le fond des demandes. La décision souligne l'importance de la recevabilité des recours et la rigueur des motifs évoqués par les requérants pour contester des actes administratifs, particulièrement dans le domaine sensible de l'urbanisme.