Résumé de la décision
M. A..., un ressortissant malien, a contesté devant la cour un jugement du tribunal administratif de Lyon qui avait rejeté sa demande d'annulation d'un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui imposant une obligation de quitter le territoire français. En 2015, après l'introduction de sa requête, il a obtenu une carte de séjour temporaire. La cour a donc considéré que les conclusions de M. A... étaient devenues sans objet et a décidé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les demandes d'annulation et d'injonction. De plus, la cour a ordonné à l'État de verser une somme de 1 000 euros à son avocat au titre des frais de justice.
Arguments pertinents
1. Absence de statuts sur des moyens juridiques : M. A... a soutenu que le tribunal administratif n'avait pas examiné certains moyens tirés de l'absence d'examen complet par le préfet de sa situation, tel que décrit dans l'article L. 313-15 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a fait valoir que le préfet avait seulement considéré l'absence de contrat de travail sans prendre en compte les critères liés à ses liens familiaux et à son état de santé.
- Citation pertinente : "le préfet n'avait pas examiné sa situation au regard de l'ensemble des critères énoncés par l'article L. 313-15".
2. Erreur manifeste d'appréciation : M. A... a également affirmé que la décision de refus de titre de séjour était caractérisée par une erreur manifeste d'appréciation, notamment en raison de son état de santé et de ses liens avec une citoyenne française. Il soutenait aussi que l'obligation de quitter le territoire français était elle-même illégale, découlant de la décision de refus de séjour.
- Citation pertinente : "entachée d'erreur manifeste d'appréciation, eu égard à son état de santé et ses liens avec une citoyenne française".
Interprétations et citations légales
Les articles de la loi favorisant l'entrée et le séjour des étrangers, en particulier Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article L. 313-15, prescrivent que le préfet doit examiner l'ensemble des critères, y compris les liens familiaux, lorsque l'on demande un titre de séjour. En omettant ceci, le préfet aurait mal appliqué la législation.
Concernant l'obligation de quitter le territoire, Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article L. 511-4 évoque le refus de titre de séjour et précise qu'il doit être précédé d'un examen rigoureux et non automatique de la situation personnelle de l'étranger.
- Citation pertinente : "la décision portant obligation de quitter le territoire français est privée de base légale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour".
De plus, la référence à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme permet d'envisager que le respect de la vie familiale doit être pris en compte dans le cadre des décisions liées à l'immigration. Cela souligne l'importance d'un examen approfondi des circonstances individuelles dans les décisions administratives.
En conclusion, cette décision illustre l'importance d'un examen holistique dans les cas de demandes de séjour par des étrangers, tenant compte des circonstances personnelles et des droits fondamentaux.