Résumé de la décision
Dans cette affaire, M. et Mme A... ont contesté un jugement du tribunal administratif de Dijon qui rejetait leur demande de réduction des impositions résultant d'un avantage en nature provenant de la jouissance gratuite d'une villa appartenant à la société civile Familiale A..., dont ils sont associés et co-gérants. L'administration fiscale avait imposé ces avantages évalués sur une période allant du 23 septembre 2011 au 31 décembre 2013. M. et Mme A... soutenaient que l'évaluation de cet avantage devait se limiter non pas à cette période, mais uniquement aux périodes d'occupation effective de la villa. La cour a rejeté leur requête, confirmant ainsi le jugement initial.
Arguments pertinents
1. Nature de l'avantage en nature : M. et Mme A... ont reconnu avoir bénéficié d'un avantage en nature, mais ont argumenté que son évaluation devrait être relative aux seules périodes où ils avaient effectivement occupé la villa. Cependant, la cour a considéré que "la villa n'a jamais été mise en location et que M. et Mme A... en avaient la jouissance permanente", ce qui entraîne que l'évaluation de l'avantage ne peut être limitée aux seules périodes d'occupation.
2. Base légale de l'imposition : La cour a estimé que l'administration fiscale avait agi à bon droit en se basant sur les dispositions de l'article 111 du code général des impôts, qui stipule que les "rémunérations et avantages occultes" sont considérés comme des revenus distribués. La valeur locative réelle de la villa a été intégrée au revenu imposable de M. et Mme A..., indépendamment des périodes d'occupation.
Interprétations et citations légales
1. Article 54 bis du Code général des impôts - Cet article stipule que les contribuables doivent inscrire en comptabilité "la nature et la valeur des avantages en nature accordés à leur personnel". Cela implique que de tels avantages sont reconnus et soumis à imposition.
2. Article 223 du Code général des impôts - Cet article prévoit que les personnes morales passibles de l'impôt sur les sociétés doivent se conformer aux mêmes obligations que celles mentionnées à l'article 54 bis.
3. Article 111 du Code général des impôts - Cet article énonce que les "rémunérations et avantages occultes" sont considérés comme revenus distribués, ce qui justifie les rectifications fiscales : "Sont notamment considérés comme revenus distribués : (...) c. Les rémunérations et avantages occultes".
Ainsi, dans cette décision, les juges ont appliqué strictement ces dispositions légales pour justifier l'imposition des avantages en nature, rejetant l'argument selon lequel l'évaluation devrait être limitée aux périodes effectives d'occupation. Les conclusions de M. et Mme A... ont donc été jugées infondées.