Résumé de la décision
La cour a examiné la requête de M. et Mme B... visant à annuler un jugement du tribunal administratif de Dijon qui avait rejeté leur demande de décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu au titre des années 2011 et 2012. M. B... avait été le gérant de l'EURL Daltech, soumise à vérification comptable. La cour a confirmé la décision du tribunal administratif, considérant que l'administration fiscale avait agi dans les limites de ses prérogatives et que la charge de la preuve incombe aux requérants, qui n'ont pas démontré l'insuffisance des charges retenues.
Arguments pertinents
1. Sur la qualité de M. B... : La cour a écarté l'argument selon lequel l'avis de vérification de l'EURL Daltech était illégal en raison de l'absence d'un mandataire ad hoc, en confirmant que M. B... avait la qualité pour représenter la société.
2. Sur la charge de la preuve : La cour a rappelé que, selon l'article L. 193 du livre des procédures fiscales, c'est aux contribuables de prouver l'exagération des impositions. Malgré les assertions de M. et Mme B... concernant des factures non prises en compte, ils n'ont pas réussi à contredire les affirmations de l'administration fiscale.
3. Sur la régularité de la procédure : La cour a souligné que les éventuelles irrégularités dans la procédure de traitement des réclamations ne compromettent pas la régularité de la procédure d'imposition elle-même, ce qui a conduit à l'échec des arguments des requérants.
Interprétations et citations légales
1. Charge de la preuve : La cour a appliqué l'article L. 193 du livre des procédures fiscales, qui stipule que "la charge de la preuve de l'exagération des impositions appartient au contribuable". Ce principe met en évidence le fait que, même en cas de désaccord sur l'assiette des impositions, il appartient au contribuable de démontrer les erreurs alléguées.
2. Conséquence des irrégularités administratives : Concernant les irrégularités dans la procédure de la réclamation, la cour a soutenu que "les irrégularités qui peuvent entacher la décision prise par le directeur des services fiscaux sur la réclamation du contribuable ou la procédure d'instruction de cette réclamation sont sans incidence sur la régularité de la procédure d'imposition et le bien-fondé de l'impôt". Cela souligne l'importance de la distinction entre la procédure administrative de vérification et la véracité des impositions dues.
Cette décision confirme donc un cadre procédural qui renforce la responsabilité du contribuable dans le cadre des litiges fiscaux tout en définissant clairement les limites des recours administratifs dans le domaine fiscal.