Résumé de la décision :
La Cour a rejeté la requête de M. A..., qui contestait une décision du 2 novembre 2020 lui imposant une interdiction de retour en France pour une durée de dix-huit mois et une assignation à résidence. M. A... soutenait que ces décisions méconnaissaient les critères légaux établis pour l'interdiction de retour et l'obligation de présentation. La Cour a estimé que la décision du préfet était conforme aux dispositions légales applicables et que M. A... n'avait pas démontré que ces mesures étaient excessives ou injustifiées.
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Arguments pertinents :
1. Interdiction de retour : La Cour a rappelé que l'interdiction de retour est régie par des critères précis qui doivent être pris en compte par l'autorité administrative. Selon l'article L. 511-1 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'autorité peut prononcer une interdiction de retour pour une durée maximale de deux ans si l'étranger s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire. M. A... n'ayant pas exécuté une mesure d'éloignement, l'absence de nécessité de retour immédiat pour des motifs humanitaires a été affirmée.
- Citation pertinente : "La durée de l'interdiction de retour mentionnée au[x] (...) sixième (...) alinéa[s] du présent III ainsi que le prononcé et la durée de l'interdiction de retour mentionnée au quatrième alinéa sont décidés par l'autorité administrative en tenant compte...".
2. Assignation à résidence : Concernant l'assignation à résidence, la Cour a noté que M. A... n'a pas prouvé que les obligations imposées excédaient celles nécessaires à l'exécution de la mesure d'éloignement. Les conditions de présentation et de restriction géographique étaient considérées comme proportionnées.
- Citation pertinente : "M. A... n'établit pas en quoi l'interdiction de quitter le département du Rhône et l'obligation de se présenter... excèderaient les nécessités liées à l'exécution de la mesure d'éloignement...".
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Interprétations et citations légales :
1. Article L. 511-1 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : Cet article énonce clairement les critères à prendre en compte lors de la décision d'imposer une interdiction de retour. La Cour a interprété que la cumulation de ces critères, notamment l'ancienneté du séjour et les rapports de l'étranger avec la France, n'est pas applicable dans les cas où l'étranger n'a pas respecté une mesure d'éloignement.
- Citation : "Lorsque l'étranger ne faisant pas l'objet d'une interdiction de retour s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire au-delà du délai de départ volontaire...".
2. Règles sur l'assignation à résidence (Article L. 561-2 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile) : La Cour a également appliqué ces dispositions pour justifier que les limitations imposées à M. A... sont dans le cadre des nécessités d'exécution de la mesure d'éloignement.
En conclusion, la décision de la Cour est fondée sur une interprétation stricte des critères établis par la loi, confirmant que les mesures prises à l'encontre de M. A... étaient justifiées et proportionnées face à sa situation.