Résumé de la décision
Mme B... A... a formé un recours devant la cour pour contester l’ordonnance du 15 avril 2021 du juge des référés du tribunal administratif de Nîmes, qui avait rejeté sa demande d'expertise concernant les frais d’électricité, de gaz et d’eau courante liés à son logement occupé par nécessité de service au collège Diderot à Alès. La cour a rejeté la requête d'appel en considérant que l'expertise demandée n'était pas nécessaire, car le différend pouvait être résolu par des constatations de faits et la consultation de documents administratifs.
Arguments pertinents
1. Absence de nécessité de l'expertise : La cour a souligné que Mme A... ne justifie pas la nécessité d'une expertise, affirmant que ses arguments reposent uniquement sur un compte-rendu d’ENGIE, sans citer d'éléments supplémentaires au soutien de sa demande. Le jugement a donc retenu que « les circonstances particulières » n’étaient pas établies pour recourir à l’expertise.
2. Caractère utile de la mesure d'expertise : La cour a appliqué le principe selon lequel la prescription d'une mesure d'expertise est subordonnée à son caractère utile. Elle a constaté que le différend pourrait être tranché par des « constats de faits » ou la consultation de documents administratifs, illustrant ainsi que l’expertise sollicitée n'était pas nécessaire.
Interprétations et citations légales
1. Code de justice administrative - Article R. 532-1 :
- L'article stipule que « le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction ». La cour s'est fondée sur cette disposition pour évaluer l’utilité d'une expertise.
- L'interprétation de cet article par le juge des référés et la cour d'appel a mis en exergue que la nécessité d'une mesure d'expertise doit être sérieusement justifiée par des circonstances particulières qui, dans ce cas, ne sont pas présentes.
2. Précédent sur la résolution des différends :
- La cour a fait référence au fait que le différend entre Mme A... et l'administration pourrait être résolu par un simple constat de faits, ce qui renforce l'idée que les expertises ne doivent pas être demandées systématiquement sans justification adéquate. Cette interprétation est essentielle pour maintenir l’efficacité et l’économie des procédures administratives.
En conclusion, la cour a ordonné le rejet de la requête de Mme A..., soulignant que la mesure d'expertise demandée se heurtait à un manque de justification et à l'utilité indiscutable des moyens alternatifs à disposition.