Résumé de la décision
La décision concerne M. C..., un ressortissant turc, qui a fait appel d'un jugement du tribunal administratif de Montpellier ayant rejeté sa demande contre un arrêté du préfet de l'Hérault, l'assignant à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. En appel, M. C... demande l'annulation du jugement et de l'arrêté préfectoral, ainsi qu'une autorisation provisoire de séjour. Cependant, la Cour a rejeté sa requête, considérant qu'elle était manifestement dépourvue de fondement, les moyens soulevés ayant déjà été examinés par le tribunal de première instance.
Arguments pertinents
Les principaux arguments décisifs de la décision de la Cour incluent :
1. Absence d'éléments nouveaux : La Cour remarque que les moyens avancés par M. C... sont identiques à ceux présentés devant le tribunal administratif. Le juge d'appel souligne qu'aucun élément distinct n'est fourni, ce qui est crucial pour l'analyse.
2. Rejet pour défaut de fondement : Selon l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la Cour est habilitée à rejeter une requête d'appel qui est manifestement sans fondement. Ainsi, la requête de M. C... a été classée en tant que telle.
3. Injonction et frais : Les conclusions de M. C... concernant une injonction au préfet pour délivrer une autorisation provisoire de séjour, ainsi que celles relatives aux frais d'avocat, ont également été rejetées sur la même base de procédure.
Interprétations et citations légales
L'analyse de la décision s'appuie sur plusieurs textes de loi :
- Code de justice administrative - Article R. 222-1 : Cet article permet de rejeter par ordonnance les requêtes manifestement dépourvues de fondement. La citation pertinente est : "les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance, rejeter (...), après l'expiration du délai de recours (...)."
En s'appuyant sur cet article, la Cour a démontré qu'elle avait le droit et la possibilité de refuser la requête de M. C..., confirmant ainsi le jugement du tribunal administratif.
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article L. 511-4 10° : Bien que la décision ne cite pas directement cet article dans le résumé des motifs, les arguments de M. C... invoquant une méconnaissance des dispositifs de ce code ont été jugés non fondés, compte tenu du manque de nouveaux éléments.
Ainsi, la Cour conclut que la requête de M. C... est sans fondement, car les arguments présentés ne diffèrent pas de ceux déjà considérés et rejetés par le tribunal administratif, ce qui affaiblit sa position dans le cadre de l'appel.