Résumé de la décision
M. A... B..., un ressortissant algérien âgé de 80 ans, a contesté devant la cour l'arrêté du 29 décembre 2017 du préfet des Bouches-du-Rhône, refusant sa demande de regroupement familial pour son épouse. Dans un jugement rendu le 22 décembre 2020, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande. En appel, M. B... argue que ce refus porte atteinte à son droit à une vie familiale normale et qu'il est injustifiable au regard de sa situation personnelle. La cour, après avoir examiné les arguments, a rejeté sa requête en considérant qu'elle était manifestement dépourvue de fondement.
Arguments pertinents
1. Droit à la vie familiale : M. B... soutient que le refus du regroupement familial est une atteinte à son droit à mener une vie familiale normale, stipulé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme. La cour a noté que M. B... n'a pas démontré l'intensité de ses liens familiaux en France, en se bornant à mentionner son âge, l'ancienneté de son séjour, le mariage et la présence d'enfants nés d'une précédente union.
2. Situation financière : Le tribunal a particulièrement relevé que, contrairement à son affirmation, l'absence de ressources suffisantes pour la demande ne constitue pas un obstacle insurmontable au regroupement familial, précisant que l'ancienneté du séjour en France ne confère pas automatiquement le droit de rester avec sa famille en France, notamment dans le cadre de l'article 4 de l'accord franco-algérien.
Interprétations et citations légales
Dans ce cadre, plusieurs textes juridiques ont été invoqués :
- Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme - Article 8 : Cet article protège le droit à la vie privée et familiale. La cour a fait allusion à ce droit, mentionnant que M. B... doit démontrer des éléments concrets pour établir que son droit a été méconnu.
- Accord franco-algérien - Article 4 : Cet article traite des droits des ressortissants algériens en matière de regroupement familial. La cour a noté que l'interprétation de M. B... ne prenait pas en compte que l'ancienneté de son séjour en France ne lève pas les conditions imposées par la législation.
- Code de justice administrative - Article R. 222-1 : Selon cet article, les conclusions manifestement dépourvues de fondement peuvent être rejetées par ordonnance. Cette disposition a été appliquée par la cour après avoir estimé que les arguments de M. B... ne répondaient pas aux critères requis pour la révision de la décision contestée.
En conclusion, la décision de la cour d'appel s'appuie sur l'absence d'une argumentation solide démontrant une violation des droits de M. B..., confirmant que son cas est effectivement informé par les dispositions des articles cités.