Résumé de la décision :
M. A... B..., citoyen tunisien, a contesté un arrêté préfectoral qui refusait de lui délivrer un titre de séjour et lui imposait de quitter le territoire français. Le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande. M. B... a interjeté appel de ce jugement devant la cour administrative d'appel de Marseille, demandant l'annulation de l'arrêté et la délivrance d'un titre de séjour sous astreinte. La cour, après examen des arguments de l'appelant, a confirmé le rejet de la requête, considérant celle-ci manifestement infondée.
Arguments pertinents :
1. Absence d'éléments distincts en appel : La cour souligne que M. B... n'a pas apporté de nouveaux éléments qui justifieraient une révision du jugement du tribunal administratif, se contentant de re-produire des certificats médicaux antérieurs. La cour a ainsi noté : "M. B..., qui ne fait état devant la cour d'aucun élément distinct de ceux soumis à leur appréciation".
2. Rejet conforme aux précédents jugements : En se référant aux fondements juridiques de la décision précédente, la cour a estimé que les moyens soulevés par M. B... avaient déjà été examinés et rejetés à juste titre par le tribunal administratif.
Interprétations et citations légales :
1. Application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : La cour a fondé son jugement sur cet article, affirmant que « les présidents des formations de jugement des cours peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter (...) les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement ». Cela démontre que le juge peut se montrer proactif dans le rejet de recours sans issue.
2. Méconnaissance de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : M. B... a argumenté que son état de santé justifiait la délivrance d’un titre de séjour. Cependant, la cour a considéré que les preuves fournies n'étaient pas suffisantes pour modifier la décision antérieure.
3. Respect des droits en vertu de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme : Bien que M. B... ait soulevé une dimension liée à sa vie familiale, la cour n'a pas trouvé de violation de cet article, soulignant que l'appel ne démontrait pas un droit substantiel à une protection contre l'expulsion dans son cas spécifique.
Cette décision illustre les rigueurs procédurales en matière de contentieux administratif, où l'absence de nouveaux éléments pertinents peut mener à un rejet des recours, même dans les affaires touchant à la santé et aux droits de l’homme.