Résumé de la décision
La commune de Cavalaire-sur-Mer a formé une requête pour annuler un jugement du tribunal administratif de Toulon qui a annulé la création des secteurs AUIa et AUIb sur le site de Malatra. Le tribunal a reconnu que ces secteurs n'étaient pas en continuité avec l'urbanisation existante, conformément à l'article L. 146-4 du Code de l'urbanisme. La Cour a rejeté la requête de la commune en confirmant la décision du tribunal administratif.
Arguments pertinents
Les principaux arguments de la décision se concentrent sur la continuité de l'urbanisation. La Cour a statué que :
- Distance par rapport à l'agglomération : Le secteur AUI, qui est séparé de l'agglomération par un espace boisée classé et distancé de plus de 70 mètres des constructions existantes, ne respecte pas les exigences de continuité.
- Absence d'urbanisation significative : Le secteur Ulb, adjoint au secteur AUI, ne pouvait pas être considéré comme urbanisé en raison du faible nombre et de la densité des constructions.
La Cour a ainsi conclu que la création du secteur AUI violait l'article L. 146-4 du Code de l'urbanisme, qui stipule que "l'extension de l'urbanisation doit se réaliser soit en continuité avec les agglomérations et villages existants".
Interprétations et citations légales
L'article L. 146-4 du Code de l'urbanisme est central dans cette décision. Cet article précise que l'extension de l'urbanisation doit se faire en continuité avec les agglomérations existantes, ce qui soulève des considérations importantes sur la définition de cette continuité.
- Interprétation stricte de la continuité : La Cour a interprété cette continuité de manière stricte, en insistant sur la proximité physique nécessaire entre le nouveau secteur et les territoires déjà urbanisés. La citation pertinente est : "L'extension de l'urbanisation doit se réaliser soit en continuité avec les agglomérations et villages existants (...)".
- Distinction entre espaces naturels et zones urbanisées : La décision met également en évidence la nécessité d'exclure les espaces naturels, tels que ceux grevés d'une espace boisé classé, pour être considérés comme un prolongement de l'urbanisation existante. La Cour a ainsi conclu que le secteur AUI ne pouvait pas être considéré comme en continuité avec l’urbanisation existante en raison des spécificités topographiques et environnementales.
En résumé, la décision repose sur une application stricte des normes d'urbanisme et une distinction claire entre les zones urbanisées et les espaces naturels, ce qui a conduit au rejet des arguments de la commune de Cavalaire-sur-Mer.