Résumé de la décision :
Dans cette affaire, M. B..., de nationalité chinoise, a demandé le renouvellement de son séjour en France en changeant son statut d'étudiant à commerçant. Suite au refus de sa demande par le préfet des Bouches-du-Rhône, il a contesté cette décision devant le tribunal administratif de Marseille, qui a rejeté sa demande le 2 novembre 2015. M. B... a alors formé un appel devant la Cour, demandant l'annulation du jugement et l'octroi d'une carte de séjour. La Cour a confirmé le jugement du tribunal administratif en considérant que les arguments de M. B... étaient infondés et que l'arrêté contesté était suffisamment motivé.
Arguments pertinents :
1. Insuffisance de la motivation : M. B... a soutenu que l'arrêté du préfet était insuffisamment motivé. La Cour a toutefois conclu que « la réponse du tribunal est elle-même suffisante et n'appelle pas de nouvelles précisions en appel », indiquant que le tribunal avait déjà traité cet aspect de manière adéquate.
2. Violation des droits : M. B... a fait valoir que l'arrêté méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) concernant le respect de la vie privée et familiale. La Cour a réaffirmé le rejet de cet argument, car elle n'a pas trouvé d'éléments de fait ou de droit nouveaux qui justifieraient une réévaluation de la situation par rapport aux critères énoncés par la CEDH.
3. Sur les obligations de quitter le territoire : La décision du préfet d'assortir le refus d'une obligation de quitter le territoire a été également confirmée, considérant que M. B... n'était pas fondé à contester cette mesure.
Interprétations et citations légales :
1. Article L. 313-10-2° du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : Cet article régit les conditions d'octroi d'une carte de séjour aux étrangers. M. B... a sollicité le renouvellement de son séjour sous ce cadre, mais la Cour a jugé que le préfet avait agi conformément aux dispositions de la loi, et que ses critères d'appréciation ne constituaient pas une erreur manifeste.
2. Article 8 de la CEDH : Cet article prévoit le droit au respect de la vie privée et familiale. La Cour a observé que les arguments de M. B... concernant cette protection étaient récurrents et n'apportaient pas de nouveaux éléments pour remettre en cause la décision du préfet qui ne méconnait pas cette disposition.
3. Article L. 761-1 du Code de justice administrative : Concernant la demande de M. B... d'obtenir une somme au titre des frais de justice, la Cour a statué que les conclusions relatives à cet article étaient également rejetées, la décision n'infligeant pas à l'État des frais supplémentaires.
En conclusion, la décision de la Cour est ancrée dans une interprétation stricte des lois applicables et des droits de l'homme, rejetant les prétentions de M. B... qui ne reposaient pas sur des fondations juridiques solidement établies.