Résumé de la décision
Mme D... épouse A... B..., ressortissante marocaine, a interjeté appel d’un jugement du tribunal administratif de Montpellier qui avait rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté du préfet de l'Hérault du 17 mars 2021, refusant son admission au séjour en France. La cour a décidé de rejeter la requête de Mme D... au motif qu'elle était manifestement dépourvue de fondement, confirmant ainsi le jugement du tribunal administratif et considérant que le refus de séjour n’était pas illégal.
Arguments pertinents
1. Incompétence du signataire : La cour rejette le moyen d’incompétence du signataire de la décision attaquée en adoptant les motifs du tribunal, qui avait validé la compétence du préfet.
2. Violation de l’article 8 de la CEDH : Les arguments concernant la méconnaissance de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme sont également écartés. La cour souligne que Mme D... n'a pas fourni d'éléments suffisants pour soutenir sa présence en France et son lien avec son mari, notamment en ce qui concerne l'état de santé de ce dernier.
3. Absence d'éléments nouveaux : La cour note que Mme D... n'apporte pas d'éléments nouveaux concernant sa situation personnelle ni celle de son mari, ce qui aurait pu justifier une appréciation différente de sa demande.
Interprétations et citations légales
La décision repose sur l’application des dispositions du Code de justice administrative et la Convention européenne des droits de l'homme.
1. Code de justice administrative - Article R. 222-1 : Ce texte permet aux présidents des formations de jugement de rejeter des requêtes manifestement dépourvues de fondement, et c’est sur cette base que la cour a tranché.
2. Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme - Article 8 : Bien que cet article établisse le droit au respect de la vie privée et familiale, la cour a précisé que Mme D... ne prouve pas que son séjour en France était essentiel pour la santé de son mari. La décision souligne : « Mme D... n'apporte, pas plus en appel qu'en première instance, d'éléments permettant d'établir... qu'elle aurait résidé en France de manière habituelle avec son mari avant sa dernière entrée... »
3. Absence de base légale pour l’obligation de quitter le territoire : La cour conclut que le refus de titre de séjour est fondé et que l'obligation de quitter le territoire est légale, écartant ainsi toute demande d'annulation de cette obligation.
En résumé, la cour a confirmé que les décisions administratives et judiciaires se fondent sur des éléments concrets et vérifiables, et que l’absence d’éléments nouveaux ou pertinents suffit à justifier le rejet d’une requête d’appel.