Résumé de la décision :
La requête de Mme C...B... enregistrée le 7 février 2017, visant à annuler une ordonnance du 20 janvier 2017 et à obtenir une expertise suite à un accident causé par une plaque d'égout mal entretenue, a été rejetée par la Cour administrative d'appel. La commune de Nice et la métropole Nice Côte d’Azur ont également contesté cette requête, arguant qu'elles n'étaient pas responsables du lieu de l'accident et que Mme B... ne prouvait pas sa demande. La Cour a estimé que la demande d'expertise n'était pas justifiée et que les preuves fournies étaient insuffisantes pour établir un lien de causalité entre le dommage et le défaut d'entretien.
Arguments pertinents :
1. Inadéquation des preuves : La Cour a jugé que "les pièces produites ne sont pas suffisamment probantes au regard des circonstances de l'accident dont Mme B...a été victime", soulignant l'absence d'éléments probants pour soutenir la demande d'expertise.
2. Compétence du juge du fond : La décision indique que le juge du fond, si saisi d'une action contre la personne publique responsable, sera le mieux placé pour apprécier la nécessité d’une expertise, ce qui relève de l'appréciation de l’opportunité. Ceci est soutenu par l’affirmation que "la mesure sollicitée ne présente pas l'utilité exigée par l'article R. 532-1".
3. Non-responsabilité : Les arguments des défendeurs ont été pris en compte, notamment le fait qu'ils n’étaient pas responsables de la voirie et que l’accident ne pouvait être imputé qu'à la victime. La métropole a insisté sur le fait que la demande initiale était "confuse" et que la matérialité des faits n'était pas établie.
Interprétations et citations légales :
- Compétence des juges : Conformément à l’article L. 555-1 du code de justice administrative, le président de la cour administrative est compétent pour statuer sur les appels concernant des décisions du juge des référés. Cela justifie le fait que le juge des référés n’a pas à prendre de mesures qui relèvent du fond sans preuves suffisantes.
- Réglementation sur les mesures d'expertise : L’article R. 532-1 du code de justice administrative stipule que "le juge des référés peut, sur simple requête... prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction". La Cour a interprété cette règle dans le sens où la demande d'expertise doit être justifiée par l'utilité, ce qui dans ce cas n'a pas été le cas.
- Responsabilité pour accidents : La question de la responsabilité, surtout dans les affaires touchant aux ouvrages publics, est essentielle. La cour a mis en avant que la démonstration de la matérialité des faits et du lien de causalité est indispensable pour établir la responsabilité, ce qui n'a pas été réalisé par Mme B...
En conclusion, la requête de Mme B... a été rejetée tant sur le fond que sur les demandes de mise en cause des communes, en raison du manque de preuves et d'une argumentation insuffisante pour justifier ses prétentions.