Résumé de la décision
M. et Mme A... ont contesté une imposition supplémentaire d'impôt sur le revenu pour l'année 2011, assortie de pénalités, suite à une vérification de leur comptabilité. En appel de la décision du tribunal administratif de Nice rejetant leur demande de décharge, ils ont soutenu que le défaut de saisine de leur supérieur hiérarchique les avait privés d'une garantie essentielle et que cela avait eu un effet sur la prescription de l'imposition. La Cour a rejeté leur requête, confirmant la décision du tribunal administratif, considérant que les plaintes soulevées n'étaient pas fondées et que les procédures avaient été respectées.
Arguments pertinents
1. Droit à la saisine du supérieur hiérarchique : La Cour a statué que le droit de demander un entretien avec le supérieur hiérarchique doit être exercé avant la décision d'imposition, c'est-à-dire avant la mise en recouvrement de l'impôt. Il est dit que :
> "la garantie attachée à la faculté de faire appel au supérieur hiérarchique [...] ne peut être mise en œuvre qu'avant la décision d'imposition, c'est-à-dire la date de mise en recouvrement."
2. Effet interruptif de la prescription : La Cour a également conclu que le défaut de saisine du supérieur hiérarchique n'invalide pas rétroactivement la proposition de rectification :
> "une éventuelle irrégularité tenant au défaut de saisine du supérieur hiérarchique ne serait pas de nature à ôter rétroactivement à la proposition de rectification son caractère interruptif de prescription."
Interprétations et citations légales
La décision se base principalement sur l'interprétation de la charte des droits et obligations du contribuable vérifié, rendue applicable par l'article L. 10 du livre des procédures fiscales. Cet article établit que le contribuable a le droit d'être informé et de faire appel des décisions d'imposition, mais ce droit doit être exercé dans un cadre temporel précis avant la mise en recouvrement.
- Livre des procédures fiscales - Article L. 10 : Il stipule que les droits du contribuable incluent la capacité de demander un entretien avec un supérieur hiérarchique, mais uniquement avant un acte définitif, ce qui dans ce cas était la mise en recouvrement.
Ainsi, la Cour a confirmé que la demande tardive de M. et Mme A... après la mise en recouvrement ne pouvait pas fonder une contestation valide de l'imposition. Le non-respect de cette procédure ne peut pas entraîner une irrégularité affectant le caractère interruptif de la prescription. Par conséquent, les arguments des requérants ont été jugés infondés et leur demande rejetée.