Résumé de la décision
Dans cette affaire, Mme B..., de nationalité congolaise, a contesté la décision du préfet du Haut-Rhin qui, par un arrêté du 17 avril 2012, a refusé de lui délivrer un titre de séjour et a assorti cette décision d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Elle a également objecté concernant la fixation de son pays de destination. Le Tribunal administratif de Strasbourg a rejeté sa demande d'annulation, décision que Mme B... a contestée devant la cour administrative d'appel. La cour a confirmé le jugement du tribunal, sans accueillir les arguments de Mme B... sur la légalité de la décision préfectorale.
Arguments pertinents
1. Refus de titre de séjour :
- Mme B... soutenait que la décision de refus de séjour était non seulement insuffisamment motivée mais aussi prise par une autorité incompétente. Le préfet, en réponse, a affirmé que l'autorité administrative avait compétence et que la décision avait été suffisamment motivée, ne méconnaissant pas les articles législatifs pertinents ou la Convention européenne.
- Citation pertinente : "la décision en litige a été prise par une autorité compétente ; elle est suffisamment motivée..."
2. Obligation de quitter le territoire :
- Mme B... a aussi contesté l'OQTF pour les mêmes motifs : incompétence du signataire et défaut de motivation.
- Le préfet a réitéré que cette obligation était conforme à l'article L. 511-1 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, précisant que, dans le cas de refus de titre de séjour, l'autorité pouvait légalement imposer une OQTF.
- Citation pertinente : "L'autorité administrative peut obliger à quitter le territoire français un étranger non ressortissant de l'Union européenne..."
3. Fixation du pays de destination :
- Concernant la décision de fixation du pays de destination, Mme B... a allégué qu'elle contrevenait à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Toutefois, les juges ont conclu que cette décision ne méconnaissait pas les droits afférents.
- La cour a noté que les moyens invoqués n'établissaient pas de violation des conventions ou des obligations légales.
Interprétations et citations légales
1. Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article L. 511-1 :
- Cet article précise les conditions dans lesquelles une obligation de quitter le territoire peut être imposée, notamment en cas de refus de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour. Cela fournit une base légale claire pour l'action du préfet, qui a évoqué que l'étranger non ressortissant d'un Etat membre de l'UE peut être contraint de quitter le territoire lorsqu'une demande de séjour est refusée.
2. Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article L. 313-11 :
- Cet article mentionne les droits des étrangers concernant la délivrance de titres de séjour et crée également des bases pour la contestation de refus. Les arguments de Mme B... selon lesquels elle pouvait prétendre à un titre de séjour de plein droit n’ont pas été retenus par les juges, qui ont souligné que les preuves fournies par la requérante ne justifiaient pas une telle délivrance.
3. Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales - Article 3 :
- Ce passage a été mobilisé par Mme B... pour contester la décision fondée sur des craintes potentielles pour sa sécurité en cas d'expulsion. La cour a réaffirmé que le respect des dispositions de cet article était assuré, mais que les craintes exprimées n'étaient pas corroborées par des éléments probants.
En somme, la Cour a maintenu que les décisions du préfet étaient légalement fondées, que les procédures avaient été respectées, et que les décisions en question étaient correctement justifiées. La requête de Mme B... a donc été rejetée dans son intégralité.