Résumé de la décision
Mme A... veuve E... et autres ont fait appel d'un jugement du tribunal administratif de Nantes qui avait rejeté leur demande de décharge de l'obligation de payer un montant de 128 016,52 euros, représentant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour l'année 2005. Les requérantes soutenaient que la prescription de la créance du Trésor avait été acquise et que les actes de recouvrement ultérieurs ne l'avaient pas interrompue. La cour a finalement rejeté leur requête, confirmant le jugement du tribunal administratif.
Arguments pertinents
1. Prescription de l'action en recouvrement : Les requérantes ont avancé que la créance était prescrite, mais la cour a conclu que le commandement de payer du 31 décembre 2010 avait interrompu la prescription conforme aux dispositions du livre des procédures fiscales en vigueur à ce moment-là. La cour a affirmé que "l'action en recouvrement n'était pas prescrite le 24 mai 2013", date de la mise en demeure.
2. Applicabilité des dispositions législatives : Le tribunal a souligné que les dispositions de l'article L. 259 du livre des procédures fiscales, concernant l'interruption de la prescription par le commandement de payer, étaient applicables à la date de signification de ce commandement. Cette interprétation a été essentielle pour déterminer la non-prescription de l'action en recouvrement.
3. Rejet des autres moyens soulevés : Le ministre des finances a soutenu que la réclamation préalable présentée par les requérantes était tardive, déclarée plus de deux mois après la mise en demeure de payer. Cela a également été pris en compte dans le jugement.
Interprétations et citations légales
1. Prescription de l'action en recouvrement :
Le texte pertinent est :
- Livre des procédures fiscales - Article L. 274 : "Les comptables publics des administrations fiscales qui n'ont fait aucune poursuite contre un redevable pendant quatre années consécutives à compter du jour de la mise en recouvrement du rôle […] sont déchus de tous droits et de toute action contre ce redevable."
La cour a interprété cet article en confirmant que le commandement de payer, qui a interrompu la prescription, a été signé avant la date à laquelle les requérantes prétendaient que l'action était prescrite.
2. Interruption de la prescription par le commandement de payer :
La cour a également fait référence à :
- Livre des procédures fiscales - Article L. 259 : "Le commandement interrompt la prescription de l'action en recouvrement."
Cet article a été jugé pertinent et applicable en raison de sa rédaction à la date de signification du commandement de payer.
3. Late Filing :
Le ministre des Finances a argumenté que la réclamation préalable était tardive, ce qui a eu un impact sur la décision finale, bien que cela ne soit pas le principal point de contestation.
En conclusion, la cour a fondé son raisonnement sur l'application des règles de prescription et d'interruption en vertu du livre des procédures fiscales, établissant ainsi le rejet de la requête des requérantes par des arguments juridiques solides basés sur les textes mentionnés.