Résumé de la décision
M. A... a demandé l'annulation d'un jugement du tribunal administratif de Nantes et d'un arrêté préfectoral portant déclaration d'utilité publique et cessibilité d'expropriation de biens situés à L'Aiguillon-sur-mer, en raison d'un risque de submersion marine. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que les procédures d'enquête préalable et parcellaire respectaient la législation applicable. L'arrêté de cessibilité a été maintenu, et M. A... n'a pas pu obtenir le remboursement de ses frais de justice.
Arguments pertinents
1. Motivation du jugement : La cour a jugé que le jugement du tribunal administratif de Nantes était suffisamment motivé. M. A... avait affirmé le contraire, mais la cour a confirmé la clarté des raisons avancées par les premiers juges.
- "M. A... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, qui est suffisamment motivé, le tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande."
2. Conformité des enquêtes : M. A... a contesté la simultanéité des enquêtes parcellaire et préalable à la déclaration d'utilité publique, mais la cour a estimé que cela n'affectait pas la régularité de ces procédures. La cour a jugé que l'administration était en mesure de déterminer les parcelles à exproprier.
- "Il n'est ni établi, ni même allégué qu'à l'issue de l'enquête parcellaire complémentaire, intervenue avant l'arrêté de déclaration d'utilité publique du 25 janvier 2013, l'administration n'aurait pas été en mesure de déterminer les parcelles à exproprier."
3. Avis du sous-préfet : Contrarait aux arguments de M. A..., la cour a confirmé que le sous-préfet avait bien émis un avis sur le dossier d'enquête, rendant ainsi le moyen tiré du vice de procédure inopérant.
- "Le sous-préfet de Fontenay-le-Comte a émis, le 8 octobre 2012, un avis relatif au dossier d'enquête publique transmis par la commission d'enquête."
4. Annulation par voie de conséquence : M. A... a également tenté de contester l'arrêté de cessibilité par voie de conséquence de l'annulation de l'arrêté de déclaration d'utilité publique. La cour a rejeté ce moyen, considérant qu'elle avait déjà statué sur la légalité de l'arrêté de déclaration d'utilité publique dans d'autres affaires, le maintenant en vigueur.
- "La cour a toutefois rejeté, par deux arrêts rendus ce jour sous les numéros 15NT00624-15NT00625 et 15NT00649-15NT00650, les requêtes dirigées contre cet arrêté."
Interprétations et citations légales
1. Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique - Article R. 11-21 : Cet article permet la concomitance des enquêtes d'utilité publique et parcellaire lorsque l'expropriant est en mesure de déterminer les parcelles à exproprier. La cour a souligné que cette disposition avait été respectée.
2. Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique - Article R. 11-26 : Cet article stipule que le sous-préfet ou le préfet doit émettre un avis sur le dossier d'enquête. La cour a noté que l'avis avait été émis par le sous-préfet, rendant ainsi ce point du recours non fondé.
La décision révèle que le tribunal a appliqué strictement les règles de procédure administrative, en respectant les dispositions pertinentes du Code de l'expropriation, et a trouvé que les moyens soulevés par M. A... n'étaient pas fondés, tant en ce qui concerne la motivation du jugement que la régularité procédurale des arrêtés contestés.