Résumé de la décision
La requérante, Mme C..., a contesté un jugement du tribunal administratif de Nantes du 22 décembre 2014 qui avait rejeté sa demande d'annulation d'un arrêté de cessibilité des biens déclaré expropriables par le préfet de la Vendée pour cause d'utilité publique. Le préfet avait déclaré d'utilité publique cette expropriation par un arrêté du 25 janvier 2013, en raison de la menace de submersion marine sur la commune de L'Aiguillon-sur-mer. La cour a confirmé le jugement du tribunal administratif, rejetant ainsi la requête de Mme C..., déclarant que les procédures d'enquête étaient régulièrement menées, et écartant les moyens soulevés par la requérante.
Arguments pertinents
1. Regularité de la procédure d'enquête : La cour a souligné que l'enquête parcellaire pouvait être réalisée simultanément à la déclaration d'utilité publique, selon l'article R. 11-21 du Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique. Elle a noté que l'administration était en mesure de déterminer les parcelles à exproprier à l'issue de l'enquête.
> "Lorsque l'expropriant est en mesure, avant la déclaration d'utilité publique, de déterminer les parcelles à exproprier et de dresser le plan parcellaire et la liste des propriétaires, l'enquête parcellaire peut être faite soit en même temps que l'enquête préalable à la déclaration d'utilité publique, soit postérieurement." (Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique - Article R. 11-21).
2. Absence de vice de procédure : Concernant l'avis du sous-préfet, la cour a affirmé qu'il avait bien émis son avis le 8 octobre 2012, ce qui rendait le moyen relatif au vice de procédure non fondé.
> "Le sous-préfet de Fontenay-le-Comte a émis, le 8 octobre 2012, un avis relatif au dossier d'enquête publique transmis par la commission d'enquête."
3. Illégalité de la déclaration d'utilité publique : La cour a rejeté le moyen selon lequel l'arrêté de cessibilité serait illégal du fait de l'illégalité de l'arrêté de déclaration d'utilité publique, précisant que cette dernière avait été validée en réponse à d'autres requêtes.
> "La Cour a toutefois rejeté, par deux arrêts rendus ce jour, les requêtes dirigées contre cet arrêté."
Interprétations et citations légales
1. Article R. 11-21 du Code de l'Expropriation : Cet article stipule les conditions dans lesquelles l'enquête parcellaire peut être réalisée, indiquant que la détermination des parcelles à exproprier peut être effectuée simultanément en cas de capacité de l'expropriant à dresser la liste et le plan des parcelles. La cour a donc interprété que la procédure suivie respectait bien le cadre légal.
2. Article R. 11-26 du Code de l'Expropriation : Cet article précise la procédure de transmission du dossier d'enquête au préfet. La cour a conclu que l'avis émis par le sous-préfet était suffisant pour rendre la procédure légale.
> "Le commissaire enquêteur ou le président de la commission d'enquête transmet le dossier [...] soit au préfet, soit au sous-préfet qui émet un avis et transmet le dossier au préfet." (Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique - Article R. 11-26).
La cour a donc appliqué ces dispositions légales pour maintenir que les procédures avaient été suivies correctement, validant ainsi la légitimité de l'arrêté de cessibilité et le rejet des demandes de Mme C....