Résumé de la décision
La cour se penche sur la requête de M. A..., qui demande l'annulation d'un jugement du tribunal administratif de Nantes ainsi que d'un arrêté de cessibilité daté du 25 janvier 2013, pris par le préfet de la Vendée, dans le cadre d'une expropriation déclarée d'utilité publique. M. A... soutient que l’enquête parcellaire et l’enquête préalable à la déclaration d’utilité publique ne pouvaient être conduites simultanément, et que l’arrêté de cessibilité est illégal en raison de l’illégalité de l’arrêté de déclaration d’utilité publique. La cour a rejeté la requête de M. A..., confirmant ainsi la validité de l’arrêté contesté et du jugement du tribunal.
Arguments pertinents
1. Motivation du jugement : La cour a considéré que le jugement attaqué était suffisamment motivé et justifié, rejetant le moyen soulevé par M. A... sur ce point.
2. Régularité des enquêtes : La cour a analysé la question de la concomitance des enquêtes, précisant que l'article R. 11-21 du code de l'expropriation permet la réalisation simultanée de l’enquête parcellaire et de l’enquête de déclaration d’utilité publique si l’expropriant est en mesure de déterminer les parcelles à exproprier.
> « Lorsque l'expropriant est en mesure, avant la déclaration d'utilité publique, de déterminer les parcelles à exproprier et de dresser le plan parcellaire et la liste des propriétaires, l'enquête parcellaire peut être faite soit en même temps que l'enquête préalable à la déclaration d'utilité publique, soit postérieurement » (Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique - Article R. 11-21).
3. Vice de procédure : Concernant le vice de procédure revendiqué par M. A..., la cour a constaté que le sous-préfet avait bien émis un avis suite à l'enquête publique, rendant ainsi le moyen inopérant.
> « Le commissaire enquêteur ou le président de la commission d'enquête transmet le dossier... soit au préfet, soit au sous-préfet qui émet un avis et transmet le dossier au préfet » (Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique - Article R. 11-26).
4. Lien entre les arrêtés : Enfin, la cour a souligné qu'elle avait précédemment rejeté les arguments qui mettaient en question la légalité de l’arrêté de déclaration d’utilité publique, rendant sans objet l’argument de M. A... selon lequel l'arrêté de cessibilité devait être annulé en conséquence.
Interprétations et citations légales
La décision met en avant l'importance de l'interprétation des textes du code de l'expropriation. En se basant sur les critères énoncés dans les articles R. 11-21 et R. 11-26, la cour a confirmé que les procédures étaient conformes à la législation en vigueur.
1. Article R. 11-21 : cet article stipule que l'enquête parcellaire peut avoir lieu simultanément à l'enquête préalable à la déclaration d'utilité publique si l'expropriant peut identifier les parcelles concernées, soulignant ainsi une certaine flexibilité dans la demande de cessibilité si les conditions sont remplies.
2. Article R. 11-26 : cette disposition clarifie le rôle du sous-préfet et l'existence d'une procédure d'enquête publique adéquate, assurant que la régularité des avis émis est respectée et applicable dans l'exercice des droits liés à l'expropriation.
La décision de la cour démontre la robustesse des procédures administratives en matière d'expropriation et la nécessité de respecter les exigences légales, tout en protégeant les droits des expropriés dans la mesure où les lois applicables ont été suivies.