Résumé de la décision
La cour administrative d'appel de Nantes a rendu une décision le 28 avril 2017 concernant l'appel de M. D... contre un jugement du tribunal administratif de Nantes ayant rejeté sa demande d'annulation d'un arrêté de cessibilité daté du 25 janvier 2013, lié à une expropriation pour cause d'utilité publique. M. D... faisait valoir que la procédure d'expropriation ne respectait pas les dispositions légales en matière d'enquête parcellaire et d'avis du sous-préfet. La cour a confirmé le jugement de première instance, considérant que les arguments de M. D... n'étaient pas fondés.
Arguments pertinents
1. Motivation insuffisante : M. D... a soutenu que le jugement du tribunal administratif était irrégulier en raison d'une motivation insuffisante. La cour a cependant estimé que le jugement attaqué était "suffisamment motivé", réfutant ainsi cet argument.
2. Enquête parcellaire et déclaration d'utilité publique : M. D... a contesté la simultanéité des enquêtes, arguant que l'enquête parcellaire devait être menée après que l'administration ait clairement déterminé les parcelles à exproprier. La cour a précisé que, selon l'article R. 11-21 du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique, cela peut être fait simultanément, ce qui était effectivement le cas.
> "Lorsque l'expropriant est en mesure, avant la déclaration d'utilité publique, de déterminer les parcelles à exproprier [...] l'enquête parcellaire peut être faite soit en même temps que l'enquête préalable à la déclaration d'utilité publique, soit postérieurement." (Code de l'expropriation - Article R. 11-21)
3. Avis du sous-préfet : Concernant l'avis du sous-préfet, la cour a constaté que celui-ci avait été émis conformément aux exigences réglementaires, ce qui a également conduit à l'échec de l'argumentation de M. D... sur ce point.
> "Le sous-préfet de Fontenay-le-Comte a émis, le 8 octobre 2012, un avis relatif au dossier d'enquête publique transmis par la commission d'enquête." (Code de l'expropriation - Article R. 11-26)
4. Illégalité de l'arrêté de déclaration d'utilité publique : M. D... a soutenu que l'arrêté de cessibilité ne pouvait qu'être illégal si l'arrêté de déclaration d'utilité publique l'était aussi. La cour a rejeté ce moyen, ayant déjà confirmé la légalité de l'arrêté de déclaration d'utilité publique dans des affaires connexes.
Interprétations et citations légales
La cour a procédé à une analyse rigoureuse des articles du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique, relevant spécifiquement des points cruciaux concernant les enquêtes préalables et parcellaire.
- Article R. 11-21 précise que si l'expropriant peut identifier les parcelles à exproprier, les enquêtes peuvent se tenir simultanément, ce qui a été appliqué dans le cas présent.
- Article R. 11-26 exige que le commissaire enquêteur transmette le dossier au préfet, ce qui a été fait dans le contexte des enquêtes menées par le sous-préfet. Cela a permis à la cour de conclure que les procédures avaient été respectées et que les conclusions de l'enquête étaient suffisantes pour appuyer la légalité des arrêtés.
Ainsi, la cour a validé la légalité de la procédure d'expropriation dans son ensemble en confirmant la validité des arrêtés contestés, consolidant l'idée que les procédures administratives suivies étaient conformes aux exigences légales.