Résumé de la décision
M. A, âgé de 73 ans, a introduit une requête contre une décision de la commission départementale d'aide sociale du Val-d'Oise qui, le 22 mai 2018, avait partiellement accordé une remise sur une somme induement perçue de 2 828 euros. Il se plaignait que la commission n'a pas tenu entièrement compte de sa situation financière, notamment de ses charges familiales. La cour administrative d'appel de Paris, par un arrêt rendu le 29 septembre 2020, a rejeté sa requête, confirmant que la décision de la commission était fondée, notamment sur les éléments financiers présentés.
Arguments pertinents
La décision de la cour repose sur plusieurs arguments clés :
1. Situation financière du requérant : Il a été établi que le revenu de M. A s’élevait à 23 480 euros en 2017, soit environ 1 956 euros par mois, ce qui semble suffisants pour faire face à ses charges courantes, bien qu'il ait aussi des enfants à charge.
2. Évaluation de la précarité : Le tribunal a noté que, malgré les charges invoquées, M. A n’a pas prouvé de manière satisfaisante l'impact financier de celles-ci sur son foyer. La cour souligne que M. A, étant à l'origine de la somme à rembourser, était dans une position où une remise de 20 % de l'indu avait déjà été accordée.
3. Application de la législation pertinente : La cour a fait référence à l'article L.262-41 du Code de l'action sociale et des familles qui permet de récupérer les sommes perçues indûment, tout en stipulant que le président du conseil départemental peut accorder des remises ou des réductions en cas de situation difficile, à l'exception des cas de fraude ou de fausse déclaration. En l'espèce, la commission a correctement évalué la situation de M. A.
Interprétations et citations légales
La décision s'appuie sur les dispositions légales suivantes :
- Code de l'action sociale et des familles - Article L.262-41 : Cet article explique que "Tout paiement indu d'allocations... est récupéré...". Il prévoit que les retenues ne doivent pas dépasser un pourcentage déterminé et qu'une remise peut être accordée en cas de précarité, sauf en cas de fraude.
- Circonstances spécifiques : La cour a interprété que la commission n’avait pas mépris la situation de précarité de M. A, considérant qu'il n’avait pas démontré de manière précise l’impact de ses charges familiales.
Cette confrontation entre la situation financière de M. A et les dispositions légales a conduit la cour à confirmer que la décision de la commission départementale, en accordant une remise partielle, était conforme aux exigences légales.