Résumé de la décision
La commune de Moorea-Maiao a contesté un jugement du Tribunal administratif de Polynésie Française qui avait annulé son arrêté interdisant la pratique libre du kitesurf dans certaines zones de l'île de Moorea. En réponse, l'association Moorea Kitesurf a formé une défense demandant le rejet de la requête de la commune. Cependant, le 13 juin 2018, la commune s'est désistée de son instance et de son action, et l'association a accepté ce désistement. La Cour a donné acte des désistements des deux parties, mettant fin à la procédure.
Arguments pertinents
Désistement des parties : La décision de la Cour souligne que les désistements de la commune de Moorea-Maiao et de l'association Moorea Kitesurf sont "purs et simples", ce qui signifie qu'ils sont acceptés sans condition ni complication. La Cour note qu'il n'y a rien qui s'oppose à ces désistements, ce qui est un principe fondamental dans la procédure administrative, permettant aux parties de mettre fin à une instance avant qu’un jugement ne soit rendu.
Analyse des moyens invoqués : Il est également mentionné que la commune soutenait que son arrêté était "adéquat et proportionné" et qu'elle n'avait pas commis d'erreurs d’appréciation. Toutefois, ces arguments sont écartés dans le contexte du désistement, puisque la substance du litige n'est plus à l'ordre du jour.
Interprétations et citations légales
1. Loi organique : La décision se fonde sur la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004, qui précise les compétences des collectivités locales en Polynésie Française. L’application correcte de cette loi est essentielle pour définir la légalité des arrêtés municipaux.
2. Code de justice administrative - Article L. 761-1 : Cet article stipule que "dans les litiges portant sur le fond, la personne qui succombe est condamnée aux dépens." Dans ce cas précis, les requêtes de la commune et de l'association touchant aux frais d’avocat et aux dépens étaient subordonnées à l’issue du litige, qui a été neutralisé par les désistements mutuels.
En résumé, la décision se concentre sur le principe du désistement, et la Cour applique la loi de manière à respecter l'autonomie des parties dans la conduite de leur instance. Les droits et obligations définis par le code de justice administrative sont respectés, permettant ainsi de clore la procédure sans un jugement de fond.