Résumé de la décision
La Cour administrative d'appel a examiné la requête de Mme C... D... visant à interpréter un arrêt antérieur qui avait annulé une décision du directeur de l'académie de Paris la licenciant en 2002. Elle contestait le caractère non créateur de droits de la lettre ministérielle du 23 septembre 2002, demandant une interprétation de l'arrêt du 30 juin 2015. La Cour a rejeté sa demande, considérant que l'arrêt était clair et ne contenait ni obscurité ni ambiguïté, et a également rejeté ses demandes d'injonction ainsi que celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Arguments pertinents
1. Recevabilité du recours : La Cour rappelle que « … un recours en interprétation d'une décision juridictionnelle… n'est recevable que si cette décision est obscure ou ambiguë ». Dans ce cas, la Cour a jugé que l'arrêt du 30 juin 2015 était clair, n’imposant aucune injonction au recteur concernant la réintégration de Mme D... et indiquant seulement une obligation de réexamen par le ministre.
2. Nature juridique de la lettre : L'arrêt précédent avait stipulé que la lettre ministérielle du 23 septembre 2002 ne constituait pas une décision individuelle créatrice de droits. Cette position a été confirmée dans le présent arrêt, soulignant que « … la Cour a rejeté les conclusions de cette dernière tendant à ce qu'il soit enjoint au recteur… ».
Interprétations et citations légales
- Code de Justice Administrative - Article R. 611-8 : Cet article précise les conditions de recevabilité d'un recours en interprétation, à savoir qu'il doit émaner d'une partie à l'instance et viser une décision obscure ou ambiguë. La Cour a appliqué ce critère pour évaluer la demande de Mme D..., confirmant que l’arrêt attaqué était clair et non sujet à interprétation.
- Dans le texte, il est mentionné que « … l'administration a été laissée libre dans les suites à donner à cet arrêt. » Cela illustre la portée des décisions administratives et leur dépendance vis-à-vis des directives judiciaires, tout en insistant sur la nécessité de clarté dans les décisions.
Cette décision souligne l'importance d'une compréhension précise des décisions administratives et judiciaires, ainsi qu'une bonne maîtrise des voies de recours disponibles pour les parties concernées dans un contexte administratif.