Résumé de la décision
M. B..., un ressortissant tunisien, a sollicité l'annulation d'une ordonnance du président du Tribunal administratif de Melun qui a rejeté sa demande d'annulation d'un arrêté préfectoral du 29 juillet 2015 lui imposant une obligation de quitter le territoire français et lui refusant le titre de séjour. La Cour a jugé que la demande de M. B... était irrecevable car elle avait été déposée après l'expiration du délai légal de trente jours pour contester la décision, ce qui a conduit au rejet de sa requête.
Arguments pertinents
1. Recevabilité et délais de recours : Le Tribunal a souligné que conformément à l'article R. 776-2 du code de justice administrative, la notification de l'obligation de quitter le territoire fait courir un délai de trente jours pour contester cette décision. En l'espèce, M. B... a été notifié le 18 août 2015, et le délai a donc commencé à courir à partir du 19 août 2015, expirant le 18 septembre 2015. Sa demande, enregistrée le 21 septembre 2015, était donc tardive.
> "La demande ... n'a été enregistrée au greffe que le 21 septembre 2015, soit postérieurement à l'expiration du délai de 30 jours fixé à l'article L. 512-1."
2. Responsabilité de l'expéditeur : Le Tribunal a également noté que la demande de M. B..., expédiée par voie postale le 17 septembre, n'avait pas été postée en temps utile pour parvenir au greffe dans le délai légal, ce qui en a confirmé le caractère tardif.
> "Au demeurant, cette demande, expédiée le jeudi 17 septembre, n'avait pas été postée en temps utile pour parvenir au greffe du tribunal dans le délai légal."
Interprétations et citations légales
La décision s'appuie sur une interprétation stricte des délais pour contester les décisions administratives, en particulier dans le cadre de l'étranger. C'est à M. B... de respecter les délais établis par le code de justice administrative, qui sont clairement définis :
- Code de justice administrative - Article R. 776-2 : Cet article précise que le délai de recours court à compter de la notification de la décision administrative et que les délais notifiés sont de nature à garantir un droit d'accès effectif au juge.
- Code de justice administrative - Article L. 512-1 : Ce dernier article clarifie que l'étranger recevant une obligation de quitter le territoire a un délai de trente jours pour demander l'annulation de la décision, ce qui indique que ce délai est clairement défini et non extensible.
Cette rigueur dans le respect des délais souligne l'importance accordée par la jurisprudence administrative à la prévisibilité et à la sécurité juridique, garantissant ainsi que les décisions des autorités administratives puissent être contestées en temps utile. Les interprétations des textes peuvent également insister sur les conséquences du non-respect des délais pour inciter à une diligence appropriée lors de la contestation des actes administratifs.