Résumé de la décision :
L'affaire concerne M. A... B..., ressortissant moldave, qui a contesté un arrêté du préfet de police daté du 10 avril 2019 l'obligeant à quitter le territoire français. Par un jugement du 20 août 2019, le Tribunal administratif de Paris a fait droit à sa demande, annulant les arrêtés du préfet. Le préfet a interjeté appel contre cette décision. La Cour a jugé que le Tribunal s'était trompé en considérant que M. B... était dans l'impossibilité d'exercer ses recours en raison de son placement en rétention administrative. Elle a alors annulé le jugement en première instance et a rejeté la demande de M. B....
Arguments pertinents :
1. Le préfet de police a soutenu que le jugement du Tribunal administratif était erroné, notamment sur le fait que la rétention de M. B... ne constituait pas une nouvelle mesure d'éloignement mais une simple exécution de l'arrêté du 10 avril 2019.
Citation pertinente : « Or, le placement en rétention quatre mois après l'arrêté constitue une simple mesure d'exécution et ne révèle pas de nouvelles décisions du préfet de police. »
2. La Cour a noté que M. B... avait déjà introduit un recours contre les arrêtés litigieux le 12 avril 2019, qui avait été rejeté, ce qui impliquait que sa nouvelle requête du 10 août 2019 était tardive.
Citation pertinente : « M. B... avait pu effectivement introduire un recours contre les arrêtés litigieux le 12 avril 2019 qui ont été rejetés par un jugement du même tribunal n° 1907357 du 12 juin 2019. »
Interprétations et citations légales :
L'affaire s'appuie sur le cadre juridique lié à la politique de retour des étrangers dans le droit français, notamment le Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
1. Le Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile offre une base légale pour les mesures d'éloignement et les recours administratifs possibles. Poursuivant cela, il est crucial d'interroger la notion de « rectorat d'exécution » dans le cadre des mesures de rétention.
2. De plus, le magistrat a relevé que le placement en rétention survenait après la décision initiale et ne créait pas une nouvelle voie d'appel, ce qui est en conformité avec le principe de formalisme dans le droit administratif.
Exemple de citation légale pertinente :
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article L511-1 : « Toute personne faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire peut contester cette décision devant le juge administratif. »
- *Code de justice administrative - Article R. : Ce code régit les modalités de recours au tribunal administratif.
En conclusion, la décision de la Cour est fondée sur une interprétation stricte des délais de recours et sur la nature des mesures administratives en matière d'éloignement, où la distinction entre les actes de refus de séjour et les mesures d'exécution est primordiale.