Résumé de la décision
Madame A... a saisi la Cour pour demander la liquidation d'une astreinte prononcée contre l'État en raison de l'inexécution d'un jugement et d'un arrêt antérieurs. Elle argue que, bien que certaines sommes lui aient été versées, elle n'a pas reçu les éléments permettant de vérifier la régularité des paiements. La ministre des armées a soutenu avoir exécuté les décisions judiciaires. La Cour a décidé qu'il n'y avait pas lieu de liquider l'astreinte, considérant que la ministre avait effectivement exécuté les jugements et les arrêts mentionnés. En conséquence, la Cour a rejeté la demande de Mme A... concernant l'astreinte et le versement de frais supplémentaires.
Arguments pertinents
1. Exécution des jugements : La Cour a constaté que la ministre a versé à Mme A... les sommes correspondantes à son indemnité différentielle, ainsi que celles dues au titre de l'article L. 761-1 du Code de justice administrative. La décision stipule : « [...] la ministre doit donc être regardée comme ayant exécuté le jugement et l'arrêt mentionnés ci-dessus. » Mme A... a confirmé recevoir les montants, ce qui a été pris en compte par la Cour.
2. Absence de contestation précise : La Cour a noté que Mme A..., bien qu'elle ait demandé des justificatifs supplémentaires pour les montants versés, n'a pas formulé de contestation précise concernant les paiements effectués. Cela a conduit à la décision de ne pas liquider l'astreinte.
3. Frais non pris en charge : La Cour a également rejeté la demande de Mme A... pour le versement d'une somme au titre des frais exposés, se référant aux dispositions de l'article L. 761-1 du Code de justice administrative, qui interdisent le versement de frais au détriment de l'État dans ce contexte.
Interprétations et citations légales
1. Liquidation de l'astreinte : L'article L. 911-7 du Code de justice administrative précise que la juridiction doit procéder à la liquidation de l'astreinte en cas d'inexécution totale, partielle ou tardive. La décision souligne : « Sauf s'il est établi que l'inexécution de la décision provient d'un cas fortuit ou de force majeure, la juridiction ne peut modifier le taux de l'astreinte définitive lors de sa liquidation. »
2. Conditions d'exécution : La Cour a interprété que l'exécution est considérée comme effective lorsque les paiements ont été réalisés, même en l'absence de justificatifs détaillés fournis à la requérante. Cela repose sur l'idée que Mme A... a reçu les sommes en question, et les contestations sur leur régularité n’étaient pas suffisamment fondées.
3. Frais et connexions aux jugements : En ce qui concerne le rejet de la demande de paiement de frais, l'article L. 761-1 du Code de justice administrative stipule que « la juridiction peut, dans les cas qu'elle fixe, mettre à la charge de l'État le paiement d'une somme au titre des frais exposés [...] », mais ici, étant donné que l'État a satisfait à ses obligations, la demande de Mme A... a été considérée comme non fondée.
En somme, la Cour a statué en faveur de l'État, considérant que l'exécution des décisions judiciaires avait été effectuée de manière adéquate et que les demandes supplémentaires de Mme A... n'étaient pas justifiées.